L’investissement locatif « en forte progression » depuis cinq ans
Depuis cinq ans, le marché de l’investissement locatif connaît «une forte progression» : sa part dans le total de logements construits passe ainsi de 13,4 % en 2013 à 15,5 % en 2018, selon une étude du Crédit foncier, publiée le 20 septembre 2018, réalisée auprès de 2600 personnes.
Si elles disposaient d’une somme d’argent à investir, les personnes interrogées répondent qu’elles privilégieraient en 1er choix l’immobilier (68 %), puis l’assurance-vie (16 %), l’épargne sécurisée (10 %) et enfin les marchés financiers (7 %). Cet attrait pour l’immobilier reste fort une fois l’investissement réalisé : 93 % des investisseurs locatifs sont très ou assez satisfaits de l’investissement qu’ils ont réalisé au 1er semestre 2018.
En moyenne, l’investisseur locatif a 45 ans, vit en couple (72 % d’entre eux), et dispose dans son ménage d’un revenu de 71 100 euros. Les investisseurs locatifs privilégient les appartements (92 %) contre 8 % pour les maisons. Le bien acquis comporte en moyenne deux pièces (60 % des biens loués sont des studios ou deux pièces) pour une surface de 45 m². Son coût médian est de 170 000 euros au 1er semestre 2018. Ce bien est très souvent acquis grâce à un financement avec peu ou pas d’apport sur une durée moyenne de 20 ans et 10 mois.
Les motivations d’achat sont différentes entre le marché du neuf et de l’ancien. Dans le neuf : la première motivation est fiscale (71 % des répondants), devant le désir de se constituer un patrimoine (48 %) ou le souhait de disposer plus tard d’un revenu complémentaire à la retraite (40 %). Dans l’ancien : la fiscalité n’est que la 8ème motivation (11 % des répondants), loin derrière le souhait de disposer plus tard d’un revenu complémentaire à la retraite (67 %), le désir de se constituer un patrimoine (63 %), ou encore la constitution d’un capital pour le transmettre à ses enfants (39 %).
L’Ile-de-France est la deuxième région d’investissement avec 23 % des opérations . Quatre régions de province sur 12 concentrent plus de la moitié (56 %) de l’investissement locatif : Occitanie (27 % en 2017 contre 22 % en 2010), Auvergne-Rhône-Alpes (11 %) Nouvelle-Aquitaine (9 %) et PACA (9 %) .
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle