Collecte en baisse pour la pierre-papier
Au cours des six premiers mois de 2018, la collecte nette totale des SCPI a atteint 2,4 milliards d’euros. Un montant comme attendu en retrait par rapport à la première moitié de 2017, «dont l’exercice avait été historique» à 3,8 milliards d’euros, souligne l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim). Celui-ci se situe néanmoins « nettement au-dessus de la moyenne de la collecte des premiers semestres des dix dernières années (1,6 milliard d’euros)», l’attractivité des SCPI demeurant «très favorablement orientée» selon l’association. Même chose pour les OPCI grand public, dont la collecte est divisée par deux avec un total de 1,1 milliard d’euros (2,7 milliards en 2017). «L’OPCI accessible aux particuliers retrouve un niveau de souscriptions nettes déjà observé au cours des six premiers mois de 2015, alors même que cette collecte n’avait pas dépassé le milliard d’euros pour toute l’année 2014». Pas de changement de tendance sur le plan de leur commercialisation des fonds d’épargne immobilière, qui restent «très majoritairement » distribués via les unité de compte des contrats d’assurance-vie.
Côté rendement, sur les douze derniers mois, la performance globale des SCPI se monte à 5,0% (dont un rendement courant de 4,4%) et de 6,1 % sur les 10 dernières années, avec une volatilité de 4,5%, d’après l’Aspim. La performance globale des OPCI est quant à elle de 3,3% équitablement répartie entre le rendement courant et la valorisation de la valeur des actions, leur performance globale annualisée depuis 2008 se montant à 5,1%, avec une volatilité réduite à seulement 2,3%. Dans le même temps, les acquisitions en immobilier se sont montées à quelque 2,3 milliards d’euros, et pour plus d’un tiers (36%) ont été réalisées à l’étranger, «l’Allemagne représentant à elle seule près de la moitié (45%) des investissements opérés hors de France».
Au 30 juin 2018, la capitalisation globale des SCPI approchait les 53 milliards d’euros, avec une hausse de 5,1 % par rapport au 30 décembre 2017, tandis que celle des OPCI grand public a atteint 14,1 milliards d’euros (+8,6 % par rapport au 31 décembre 2017). Frédéric Bôl, Président de l’Aspim, note «avec satisfaction l’attractivité continue des fonds d’investissement immobilier ainsi que l’équilibre entre la collecte de capitaux et le rythme d’acquisition des immeubles par ces véhicules ».
Plus d'articles du même thème
-
Le marché de l’immobilier de bureaux piétine toujours
Les grandes transactions manquent encore pour relancer vraiment le marché locatif, à part dans le quartier de La Défense où elles semblent repartir. Le marché européen suit à peu près les mêmes tendances. -
L'UMR alloue 350 millions d'euros au « bien vieillir » sur quatre classes d'actifs
L'UMR, expert de l'épargne retraite du Groupe Vyv, déploie 350 millions d'euros entre 2025 et 2030 sur quatre classes d'actifs au titre d'une stratégie thématique dédiée au vieillissement. -
Corum lance R Start, une SCPI sans frais de souscription
La société de gestion a élaboré, pour ce nouveau véhicule, une structure de frais novatrice basée sur les plus-values réalisées à la cession des actifs.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- Clésame se positionne sur le marché stratégique du transfert intergénérationnel
- Le cinéma réécrit son scénario pour attirer les épargnants
- Les SCPI sécurisent une collecte nette en hausse au premier trimestre
- Derrière l’engouement pour le PER, une attractivité à relativiser
- BNPP AM Alts lève plus de 3 milliards d'euros pour son fonds Enhanced CRE Debt
Contenu de nos partenaires
-
Cette guerre que l'Europe refuse de voir
Le conflit en Iran montre l'importance du champ de bataille numérique. Pour une grande partie du monde occidental, cette réalité est encore mal comprise, estime Sébastien Crozier -
Royaume-Uni : les années noires d'un royaume mythique
Déficits, guerres, pandémie... Le Premier ministre Keir Starmer est en sursis et le pays s'enfonce dans une instabilité devenue structurelle. -
Ecce EcoShrinkflation ou l’art (dangereux) de faire payer plus (en douce)
Les réductions de taille équivalent à une hausse implicite du prix de 12% en moyenne