Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
Les investisseurs se désintéressent-ils du blocage du détroit d’Ormuz ? Ils semblent en tout cas prêts à reprendre des risques au sein de leurs portefeuilles, comme en témoigne la vigueur de leurs achats sur le marché européen des ETF. Selon les données de Trackinsight, la collecte sur les deux premières semaines de mai atteint 22,2 milliards d’euros. Un niveau en ligne avec les souscriptions enregistrées à la même période en avril, mois de fort rebond après le gel des investissements en mars sur fond de guerre au Moyen-Orient.
Les ETF actions captent 14,6 milliards d’euros de ce total. Les flux vers les actions américaines, déjà observés en avril, se confirment sur la première quinzaine de mai, avec 5,5 milliards de souscriptions nettes. La cote américaine, tirée par la thématique de l’IA, attire à nouveau davantage de flux que les véhicules exposés aux actions internationales dans leur périmètre le plus large (y compris les pays émergents), qui engrangent tout de même 4,1 milliards depuis début mai. Les ETF ciblant les actions des marchés développés profitent de 2,8 milliards de collecte, malgré un net décrochage la semaine dernière : l’ETF phare de la catégorie, l’iShares Core MSCI World UCITS ETF – USD (ISIN : IE00B4L5Y983), a subi près de 1,3 milliard d’euros de rachats nets.
Dépendance énergétique
Tout comme en avril, l’Europe paie sa dépendance énergétique : la collecte sur les actions européennes (y compris de la zone euro) est à la peine, à seulement 510 millions sur la première quinzaine de mai. Un phénomène qui se double, depuis la semaine dernière, d’une décollecte des ETF d’actions suisses (-550 millions), une classe d’actifs jusqu’ici préservée. Quant aux actions émergentes, elles voient leurs flux freinés (290 millions sur le mois et même une légère décollecte la semaine dernière).
Les ETF obligataires, quant à eux, poursuivent leur rebond : ils collectent 6,1 milliards d’euros sur la première quinzaine de mai, contre 5,5 milliards à la même période le mois dernier. Les titres souverains les mieux notés tirent leur épingle du jeu (2,6 milliards), suivis de près par la dette d’entreprise investment grade (2,2 milliards). Les titres de court terme (y compris le segment monétaire) attirent toutefois 2,4 milliards de souscriptions, signe que tous les doutes ne sont pas apaisés dans l’esprit des investisseurs.
Plus d'articles du même thème
-
« Le rattrapage des actions japonaises ne se limitera probablement pas à un an »
Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac. -
Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques -
State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
Les premiers lancements porteront principalement sur des ETF Ucits gérés activement, axés sur les actions mondiales et les marchés émergents.
A la Une
Contenu de nos partenaires
-
« Un risque faible » : le MV Hondius, devenu foyer de l'hantavirus, a accosté dans le port de Rotterdam
Le navire de croisière MV Hondius a accosté dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, avec 27 personnes à bord, lundi 18 mai. Selon l'Organisation mondiale de la Santé, cette arrivée ne doit pas susciter d'inquiétude -
Tribune libreLa victoire du dépassement à Strasbourg trace un chemin pour les progressistes en 2027
Strasbourg fut l'une des très rares villes où Renaissance a noué un accord avec la gauche pour les municipales. L'élu municipal, membre du parti macroniste, en tire des leçons pour la campagne présidentielle -
Prévenir pour guérir
Ancien spin doctor d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien a lancé Zoï, une start-up qui veut réinventer le soin préventif par la data et par l’IA, avec ses check-up révolutionnaires. Objectif : franchir une nouvelle frontière de la médecine prédictive.