Roundhill met au point un ETF pour protéger les portefeuilles face à l’IA
Roundhill Investments, a annoncé le lancement du Roundhill HALO ETF, coté sur le NYSE. Le fonds, à gestion passive, réplique l’indice Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence, sélectionnant 100 sociétés américaines à forts actifs physiques. Il affiche un ratio de frais total de 0,35 %.
L’argumentaire commercial s’appuie sur une statistique mise en avant par Roundhill : selon les estimations de Goldman Sachs, près de 45 % du S&P 500 est désormais lié à des entreprises liées à l’IA. Les investisseurs américains se retrouveraient donc, souvent à leur insu, fortement exposés à un thème unique, l’IA, dont les gagnants finaux restent indéterminés et dont les modèles économiques traditionnels sont susceptibles d'être disruptés.
L’ETF se positionne explicitement comme un véhicule de diversification défensive, à mi-chemin entre une allocation value classique et une exposition infrastructure.
« À mesure que l’IA reconfigure l'économie, la question de savoir quelles entreprises sont durables et lesquelles sont vulnérables est une question que chaque investisseur se pose. LOHA a été conçu pour aider les investisseurs à construire des portefeuilles plus durables alors que la disruption IA continue de s’accélérer », a indiqué Dave Mazza, directeur général de Roundhill Investments.
L’origine intellectuelle
Le concept HALO, acronyme de « Heavy Assets, Low Obsolescence », a été initialement formulé par Josh Brown, directeur général de Ritholtz Wealth Management.
Il décrit, selon ses termes, « des entreprises avec des actifs physiques lourds, une infrastructure enracinée et des réseaux logistiques qui ont mis des générations à se construire et ne peuvent pas être disruptés par la prochaine vague technologique ».
L’indice suivi, l’Akros U.S. Heavy Assets Low Obsolescence Index, a été construit par Akros Technologies. Il filtre d’abord les secteurs éligibles au concept HALO, élimine les 30 % inférieurs en intensité d’actifs physiques, puis applique le HALO Qualification Test.
Les entreprises restantes sont classées selon le cadre Nexus sur l’immunité au déplacement par l’IA, l’ancrage en valeur physique, et la dilution du chiffre d’affaires non-physique.
Les meilleurs noms forment un pool d’au maximum 250 entreprises, qui est ensuite filtré par des critères de valeur et de qualité avant d’arriver aux 100 titres finaux. L’univers de départ couvre les 3.000 plus grandes capitalisations cotées aux États-Unis.
Les 100 constituants finaux sont équipondérés et l’indice est rééquilibré trimestriellement. Les critères de sélection articulent trois piliers : des modèles économiques bâtis sur des bases d’actifs physiques tangibles, des flux de trésorerie soutenus par une demande essentielle ou des cadres réglementaires, et un isolement structurel face à la disruption pilotée par l’IA.
La composition reflète une exposition sectorielle concentrée sur les segments capital-intensifs traditionnels : l’infrastructure industrielle, le transport, les mines et les services essentiels.
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