La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
Les fonds cotés captent près de 38 milliards d’euros, dont deux tiers vers les ETF actions. La cote américaine en bénéficie, au détriment des valeurs européennes.
Les ETF répliquent la performance d'un indice
-
DR
Même si la situation reste des plus incertaines sur le plan géopolitique, avec une guerre au Moyen-Orient qui s’éternise, les investisseurs ont repris leurs achats sur le marché européen des fonds cotés après un net coup d’arrêt en mars. Selon les chiffres de Trackinsight, la collecte nette atteint 37,6 milliards d’euros, quatre fois plus que le mois précédent, sans toutefois retrouver les niveaux records du début d’année (47 et 44 milliards en janvier et février respectivement).
Un rebond que l’on doit tout particulièrement aux ETF actions, qui engrangent 26,4 milliards. Les expositions mondiales, pays émergents compris, dominent toujours largement les souscriptions, avec 9,2 milliards d’euros, suivis par les expositions aux pays développés (5,7 milliards). La cote américaine repasse dans le vert, avec 5,5 milliards en avril après -1,3 milliard en mars. Les actions émergentes, stables le mois précédent, captent 1,9 milliard. Ce sont les titres européens qui sont en revanche à la peine, enregistrant des sorties nettes pour 1,9 milliard, contre des entrées de 2 milliards en mars. Seules les actions suisses continuent de jouer leur rôle d’actif refuge, avec 1,4 milliard d’euros de collecte.
La tech dans le vert
D’un point de vue sectoriel, les valeurs technologiques retrouvent des couleurs (1,2 milliard), tandis que l’hémorragie des valeurs financières se calme (-450 millions). La thématique des énergies alternatives tire également leur épingle du jeu, avec une collecte de 500 millions d’euros de souscriptions, auxquels s’ajoutent 320 millions vers les ETF sur le thème du nucléaire.
Côté obligataire, le redressement est également très marqué, avec des flux nets de 8,1 milliards d’euros, contre seulement 470 millions en mars. Ce sont les dettes les mieux notées qui en profitent (6,4 milliards) dont 4,1 milliards pour les émetteurs souverains. Les obligations d’entreprises, elles aussi, se redressent après les abondantes sorties du mois précédent : 1,2 milliard pour l’investment grade et 730 millions pour le high yield. Les titres court terme (y compris monétaire et overnight) attirent 1,9 milliard. C’est un net repli par rapport aux flux de 5,3 milliards enregistrés en mars, alors que les investisseurs préféraient conserver des liquidités le temps d’y voir plus clair dans le contexte international.
Signe toutefois que les inquiétudes restent grandes, les achats reprennent sensiblement sur les produits adossés à l’or qui engrangent 2,9 milliards d’euros. Enfin, malgré la flambée des cours du pétrole, les investisseurs ne cherchent pas à se positionner sur les ETP indexés sur l’or noir : ces derniers – un marché de niche de 2,3 milliards d’euros – ont enregistré des flux sortants pour 260 millions.
Avec les Trump Accounts, l'administration Trump offre aux nouveau-nés américains 1.000 dollars pour faire leurs premiers pas en Bourse. Un capitalisme de berceau qui mise sur l'avenir tout en rejetant l'investissement durable, pourtant conçu pour le préserver.
Un mois après avoir remonté son taux à 2,75%, la banque centrale coréenne poursuit sur sa lancée. Une décision justifiée par la croissance plus dynamique qu’attendu et par l’anticipation d’une inflation au-dessus de la cible pour une période prolongée.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
27 août 2026 à 7:21 AM
·
Réjane Reibaud
Contenu de nos partenaires
PARTENARIAT
Par BNP PARIBAS AM
Arguments en faveur des stratégies obligataires non contraintes
PARTENARIAT
Par SCHRODERS
ETF actifs : trois idées reçues à l'épreuve de la réalité
PARTENARIAT
Par Covéa Finance
« La volonté de souveraineté des Etats estompe les avantages compétitifs des multinationales »
PARTENARIAT
Par Fidelity International
Relier la recherche à l'action
PARTENARIAT
Par Natixis Investment Managers
ABS européens : un changement générationnel d’allocation ?
PARTENARIAT
Par Principal AM
A la croisée de l’immobilier et des infrastructures : l’évolution de l’investissement dans les data centers
PARTENARIAT
Par Alteryx
« Il faut connecter la data, les métiers et l’intelligence artificielle »
Après huit années à la tête du PS, le premier secrétaire ne s’est pas imposé comme le candidat naturel de son camp. Son duel annoncé avec Raphaël Glucksmann doit lui permettre de franchir enfin le seuil de la présidentiabilité
Né à Nancy en 1976 pour aider les étudiants à voyager malin, le Petit Futé souffle cette année ses cinquante bougies. Toujours familial et indépendant, le petit renard a depuis largement dépassé les frontières, avec quelque 800 destinations au compteur, toujours à la recherche des adresses qui méritent le détour.
Les sondages placent Marine Le Pen en position de force et Jean-Luc Mélenchon est aux portes du second tour. Pendant ce temps, les républicains de droite comme de gauche étalent leurs divisions