L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Les coupe-circuits ont montré leur efficacité. Les infrastructures n'ont pas lâché. Et la gestion d'actifs a géré les problèmes de valorisation et de liquidité.
Invesco Management, filiale luxembourgeoise du gestionnaire d’actifs américain Invesco, est en train de procéder à l’absorption d’Invesco Asset Management, succursale française de la société, a appris NewsManagers (Groupe L’agefi). Ce projet qui date du 1er avril 2020 a été déposé auprès des registres du commerce et des sociétés des deux pays durant la première quinzaine d’avril. L’opération voit le transfert à Invesco Management de l’actif d’Invesco AM évalué à environ 147,6 millions d’euros et de son passif estimé à près de 25 millions d’euros. Invesco a commencé la simplification de ses structures européennes depuis plusieurs mois.
Selon Allianz, le surcroît épargné pendant le confinement atteindra 1.300 milliards d'euros en Europe au deuxième trimestre. Débloquer cette manne sera clé pour le rebond.,
L'agence Fitch Ratings reconnait que ce montant pourrait même être supérieur, l'Esma ayant communiqué sur 100 milliards d'euros d'encours gelés en Europe.
L’Autorité des marchés financiers a délivré l’autorisation d’exercer en qualité de société de gestion de portefeuille à l’entreprise Piquemal Houghton Investments, selon les informations de NewsManagers. L’agrément est effectif depuis le14 avril pourcette boutique de gestionfondée par des anciens gérants de portefeuillede Comgest. En l’occurrence, Céline Piquemal-Prade, présidente de la nouvelle structure,et Vincent Houghton, directeur général de Piquemal Houghton Investments. A noter qu’Isabelle Vial est également indiquée comme directrice générale de la firme récemment immatriculée. Céline Piquemal-Prade avait quitté Comgest le 31 mars 2019 pour «se consacrer davantage à des projets personnels après 15 années passées chez Comgest.» Vincent Houghton avait, lui, quitté la firme fin 2019.
Les places boursières ont effacé une partie de leurs pertes du début de l’année, jusqu’à la moitié pour Wall Street. Un mouvement jugé trop brutal et rapide au vu du contexte économique.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a fortement augmenté au mois de mars, a déploré mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, soulignant que la France avait besoin d’investir et non d'épargner.
Le marché du crédit à haut rendement nordique a souffert plus que d’autres marchés high yield depuis le début de la crise du coronavirus, notamment à cause de la forte baisse de la couronne norvégienne mi-mars. Depuis l’intervention de la banque centrale norvégienne, le marché s’est stabilisé et a repris de la couleur.
Les plateformes enrichissent leur offre de produits et de services pour répondre aux attentes des conseillers, Elles se placent en partenaires et pour les aider à développer leur activité, la digitalisation est au cœur de leurs projets
Le Conseil de Stabilité Financière (FSB) a envoyé une lettre aux ministres des finances ainsi qu’aux gouverneurs des banques centrales des pays membres du G20 en amont de leur rencontre virtuelle prévue aujourd’hui. Cette missive revient sur la double problématique à laquelle le système financier international doit répondre avec la pandémie de Covid-19. A savoir, un besoin de crédit qui augmente de façon significative pour faire face à cette période d’activité très restreinte et l’incertitude sur la valorisation des actifs, qui complique les opérations de marché et l’intermédiation financière.
L'institution prévoit une contraction de 3% de l’économie mondiale en 2020 avant un rebond encore incertain. La France anticipe une chute de 8% de son PIB.
Les OPCVM de droit français ont mis fin à leur mouvement de collecte en enregistrant58 milliards d’euros de de sorties nettes en mars, en pleine crise ducoronavirus, selon les statistiques mensuelles d’EuroPerformancepubliées ce mardi. La décollecte affecte principalement les fonds de trésorerieavec 47,4 milliards d’euros de retraits, suivis des fonds obligataires (-7,1 milliards), de performance absolue (-2,7 milliards) et diversifiés (-1,4 milliard). Les fonds actions font partie des rares catégories de véhicules à souscriptions positives, avec 1,1 milliard d’euros de flux nets, dans un mois marqué par un krach boursier historique sur l’ensemble des places mondiales. Les fonds matières premières et alternatifs sont les grands gagnants en mars (respectivement 19 et 5 milliards d’euros de collecte). Les encours des 6.400 fonds français ont reculé de 13% le mois dernier, à 744 milliards d’euros, selon EuroPerformance. Pour les OPCVMalternatifs et immobiliers, les statistiques sont arrêtées à fin février et fin janvier.
C’est une première. Le marché européen des ETF (fonds indiciels cotés) a connu des sorties record de 21,9 milliards d’euros en mars 2020, selon les données dévoilées par Morningstar. Cette décollecte s’est effectuée alors que les investisseurs réagissaient à la propagation du coronavirus dans le monde entier. «Il s’agit d’un record pour un secteur qui s’est habitué à voir une série presque ininterrompue d’entrées nettes mensuelles depuis sa création il y a deux décennies», commente le cabinet de recherche et de notation. Il indique qu’une telle décollecte mensuelle n’avait jamais été enregistrée pour ces produits trentenaires, y compris au moment de la crise financière de 2008 ou au plus fort de la crise de la dette de la zone euro. Auparavant, les pires sorties nettes mensuelles enregistrées ont été de 8,3 milliards d’euros en août 2019, lorsque la faiblesse des indicateurs économiques et une flambée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine ont semé la panique sur les marchés boursiers. Les actifs sous gestion ont également connu une baisse record de 13 %, passant de 899 milliards d’euros en février à 781 milliards d’euros en mars 2020, soit une baisse de 117 milliards d’euros. Les ETF actions et obligataires ont connu le même niveau de décollecte, à 13 milliards d’euros chacun. Les ETF commodities (produits de base), où figurent notamment les ETF sur l’or, se sont révélés être le produit refuge, avec près de 3 milliards d’euros de collecte sur le mois. UBS et iShares ont subi les plus fortes sorties de capitaux en mars, avec respectivement 7,2 milliards et 6,6 milliards d’euros. Parmi les dix premiers fournisseurs mondiaux, Vanguard a été le seul à boucler le mois avec un afflux net positif de 1,9 milliard d’euros.
La Banque de France estime à 6% l’impact de la crise du coronavirus sur le PIB au premier trimestre. Le choc pourrait dépasser 10% sur l’ensemble de l’année.
Après une année 2019 euphorique, une majorité des sélectionneurs de fonds avaient anticipé une forte hausse de la volatilité, selon l’étude annuelle de Natixis IM.