L’optimisme économique au plus haut depuis 2007 mais les entreprises hésitent encore à investir
Réalisée à partir d’un sondage mené auprès de plus de 3.000 entreprises dans 45 pays, la nouvelle étude International Business Report (IBR) de Grant Thornton révèle un fort rebond de l’optimisme des entreprises. Les données montrent que la reprise est en train de s’accélérer et, les incertitudes économiques se dissipant, il est envisageable de penser qu’elles recommencent désormais à investir au cours des mois à venir pour assurer leur croissance à moyen et long termes.
A l’échelle mondiale, 44 % des entreprises font preuve d’optimisme au plan économique, ce qui représente le meilleur taux depuis 2007 et une progression de 17 points par rapport au trimestre précédent. Cette confiance transparaît aux quatre coins du globe : en Amérique du Nord, l’optimisme a retrouvé son plus haut niveau depuis 2004 (64 %), et dans l’UE et en Asie-Pacifique (toutes deux à 37 %), le plus haut niveau également depuis 2008. En Amérique latine, l’optimisme a rebondi après avoir touché son taux le plus bas en quatre ans fin 2013, pour se hisser à 43 % aujourd’hui.
Par ailleurs, la proportion d’entreprises invoquant les incertitudes économiques comme obstacle au développement, est passée à l’échelle mondiale de 42 % à 38 % ces trois derniers mois.
« Les données de l’IBR laissent prévoir un début d’accélération de la reprise mondiale, estime Daniel Kurkdjian, Président-Directeur Général de Grant Thornton France. L’optimisme grandissant reflète la récente embellie relevée sur les marchés boursiers du monde entier, illustrée par le nouveau record du S&P 500 le mois dernier. Nous sommes entrés dans la première période prolongée de stabilité économique depuis la crise financière, et même si de nombreux défis demeurent (notamment dans la zone euro où le taux de croissance est encore trop faible, en France, en Ukraine et dans certains marchés émergents), les entreprises peuvent désormais réfléchir à l’avenir et s’organiser à plus long terme. Facteur plus important encore, les communautés des affaires de cinq des plus grandes économies de la planète (les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et le Royaume-Uni) ont enregistré une hausse spectaculaire de la confiance ces trois derniers mois. Comme il s’agit de grandes puissances entretenant des liens très étroits avec d’autres nations, l’amélioration des perspectives de ces économies devrait normalement rejaillir sur leurs partenaires commerciaux et stimuler l’économie mondiale. Le FMI prévoyant une croissance mondiale de 3,6 % cette année, nous estimons que les conditions sont réunies pour que les entreprises dynamiques commencent à investir davantage, et que cette reprise se maintienne durant le reste de l’année 2014. Si quelques progrès ont été constatés pour les plans d’investissement, les dépenses de R&D n’augmentent pas au même rythme que l’optimisme des dirigeants. Christine Lagarde le soulignait récemment, les investissements doivent s’accroître pour que cet optimisme retrouvé se traduise en une véritable croissance ».
Source: communiqué
Plus d'articles du même thème
-
L’Europe a rattrapé son retard de croissance sur Wall Street
Alors que l’attention des investisseurs se focalisait sur le résultat des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les entreprises européennes affichent, pour l’heure, une croissance bénéficiaire proche de 30% sur un an au troisième trimestre, équivalente à celle de leurs homologues américaines. Cela n’était pas arrivé depuis trois ans mais doit encore se concrétiser dans les cours. -
Les gestionnaires d'actifs affrontent le défi de la réversibilité technologique
Face à leur dépendance croissante aux prestataires externes, les sociétés de gestion cherchent à préserver leur autonomie de gouvernance. Lors de l'AM Tech Day organisé par L'Agefi, elles ont montré que maîtrise des compétences, réversibilité et anticipation des risques sont devenues des enjeux de résilience opérationnelle. -
Tokyo compte bien séduire les investisseurs avec ses obligations résilience
Après le succès de sa première émission réalisée en 2025, le gouvernement de Tokyo souhaite développer le concept et créer un marché de la résilience afin de financer d’importantes infrastructures capables de protéger la population et l’économie du pays.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Dette immobilière, le plus difficile reste à venir
- Apport-cession : arrêtons l’hypocrisie d’une mesure anti-abus
- Benoît Jauvert et David Kalfon (Flornoy Ferri et Sanso Longchamp AM) : «La combinaison de nos offres va donner naissance à une proposition de valeur plus globale»
- La BCE s’achemine vers une hausse de taux en décembre
- Le géant des cryptos Binance se fait voler 6,3 milliards de dollars dans une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
RésultatsMidterms aux États-Unis : les démocrates remportent le Congrès et signent une victoire retentissante
Les démocrates devraient prendre le contrôle du Congrès après une série de victoires écrasantes à travers le pays, évincant les alliés de Donald Trump dans des territoires historiquement acquis aux républicains. Suivez les résultats -
Tic tacPrimaire: Gérard Larcher lance le compte à rebours
Si aucun candidat de la droite et du centre ne s'impose d'ici fin décembre, « il faudra un sursaut en début d'année », prévient le président du Sénat -
Visé par de nouvelles hausses de taxes, le secteur aérien en pleine zone de turbulences
Le projet de loi de finances pour 2027 prévoit de multiples dispositions qui relèvent la fiscalité sur différents acteurs du secteur aérien, et qui pourraient répercuter ces taxes sur les prix des billets d’avion