Cette augmentation représente 8,7 milliards d’euros, investis par les acteurs français du capital-investissement en 2014, soit 1.648 entreprises accompagnées, dont près de 75 % sont des TPE et des PME et 86 % ont leur siège social en France. A peu près la moitié des montants ont été investis dans de nouvelles entreprises et 94 % des entreprises ciblées ont reçu des tickets inférieurs à 15 millions d’euros. La moitié des entreprises ont été accompagnées grâce au capital-développement, pour un montant de 2,6 milliards d’euros, soit une hausse de 43 % par rapport à 2013. Les 272 sociétés en capital-transmission ont, quant à elles, bénéficiées de 5,5 milliard d’euros, soit une augmentation de 39 %.
En revanche, la situation reste préoccupante pour le capital-innovation. Tous les indicateurs sont en repli : les montants investis (626 millions d’euros contre 642 millions d’euros en 2013), le nombre d’entreprises accompagnées (438 contre 469 en 2013), et les intentions d’affectation des capitaux levés (828 millions d’euros contre 1.375 millions d’euros en 2013).
La levée de capitaux a été bonne, les acteurs français ayant collecté 10,1 milliards d’euros, soit un rebond de 24 % par rapport à 2013. Ce chiffre doit néanmoins être nuancé par l’importance de la part des fonds supérieurs à un milliard d’euros, qui représente 30 % de la levée alors que les fonds plus petits restent encore nettement inférieurs à leur montant d’avant crise.
La collecte s’est effectuée principalement auprès des fonds de fonds, premiers souscripteurs avec 27 % du total des levées, loin devant les compagnies d’assurance et les mutuelles qui ne représentent que 16 % de la collecte et sont en repli de 23 % en regard de 2013. Les investisseurs étrangers couvrent 41 % de la collecte et leur présence est proportionnellement plus importante passé le seuil de 200 millions d’euros. En effet, 47 % des levées supérieures à cette somme s’effectuent à l’international quand cette part n’est plus que de 22 % pour des fonds inférieurs à 200 millions d’euros.
2014 est également une année record pour les cessions avec 9,3 milliards d’euros désinvestis sur 1.091 opérations. Cette dynamique a profité aux opérations de toutes tailles et résulte d’une très forte progression des montants de sortie auprès des industriels (deux milliards d’euros contre un milliard en 2013) et des sociétés de capital-investissement (3,6 milliards d’euros contre 1.6 milliards en 2013).
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