La F2iC plaide pour des augmentations de capital
Sans remettre en cause la nécessité d’une intervention publique, la Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement (F2iC) s’affiche vent debout contre l’idée de nationaliser des entreprises afin d’assurer leur pérennité. Elle rappelle que l’argent utilisé par l’Etat pour racheter les actions ne sera pas injecté dans les opérations et que l’Etat sera bien contraint de soutenir l’activité avec des aides. «C’est la double peine », indique-t-elle dans un communiqué, en s’interrogeant également au vu de la dégringolade des cours, sur la façon dont l’Etat va justifier la vente contrainte à des prix à « la casse ».
En revanche, la fédération prône une autre stratégie : l’augmentation de capital. Elles devront être proposées avec maintien du droit préférentiel de souscription, à un prix assez bas en ces périodes de volatilité du marché. L’Etat pourrait racheter les droits non exercés et souscrire alors en complément des autres actionnaires, comme tout autre investisseur. Et l’Etat pourrait également s’engager à souscrire pour la partie non souscrite de l’augmentation de capital.
, Par ailleurs, la fédération milite pour que les actionnaires salariés puissent participer à ces opérations à des conditions avantageuses compte tenu de leur rôle et des pertes subies. Enfin, toujours selon la F2iC, les entreprises auront besoin de capitaux pour relancer l’activité dans les prochaines semaines, maintenir l’emploi et développer les activités. A ce titre, les dividendes peuvent contribuer à ces capitaux, note-t-elle encore en se disant convaincue que les actionnaires sont prêts à y renoncer ou à les percevoir en actions.
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