La confiance des grandes entreprises mondiales au plus haut
D’après la nouvelle Enquête Analystes annuelle de Fidelity International, la confiance des dirigeants des plus grandes entreprises mondiales pour l’année à venir a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans.
L’Enquête Analystes 2018 de Fidelity, synthèse des opinions de ses 143 analystes internes qui s’appuient sur près de 16 000 entretiens avec des dirigeants d’entreprise, révèle que la confiance de ces derniers n’a cessé de s’améliorer depuis 2016 et culmine désormais à son plus haut niveau en 5 ans. Cette situation semble indiquer des perspectives positives à l’égard des fondamentaux des entreprises pour les 12 prochains mois.
Peu de signaux d’alerte, mais la prudence est justifiée En dépit d’un regain de volatilité sur les marchés, l’enquête donne globalement peu de raisons de s’attendre à une fin imminente de ces conditions quasi parfaites et ne tire clairement pas la sonnette d’alarme.
L’inflation n’est pas un sujet de préoccupation majeur. Une inflation excessive des coûts, des salaires ou des prix à la production, ainsi que la hausse des coûts de financement, pourraient conduire à un durcissement des politiques monétaires, ce qui limiterait la croissance réelle de la demande et obligerait les entreprises à réduire leurs investissements. Nos analystes observent certes une augmentation modérée des coûts de production et des salaires, ainsi que d’une légère amélioration du pouvoir de fixation des prix parmi les entreprises interrogées, mais ils s’attendent néanmoins bel et bien à ce que la hausse des prix à la production demeure inférieure à celle des prix à la consommation.
« A ce stade du cycle, l’endettement commence généralement à augmenter, dans la mesure où les entreprises deviennent excessivement confiantes. En outre, l’endettement global (incluant la dette privée et publique) s’est envolé à des niveaux record et bien supérieurs aux niveaux d’avant-crise, rendant ainsi toutes les grandes économies plus vulnérables que jamais à la hausse des taux d’intérêt » observe Marty Dropkin, Directeur de la recherche obligataire chez Fidelity International. « En conséquence, il n’aurait donc pas été surprenant de voir les anticipations en matière d’endettement et de défaut augmenter, et les bilans se détériorer. Or, ce n’est pas ce que notre enquête révèle. Au contraire, elle laisse entrevoir des bilans bien financés dans tous les secteurs ; des besoins de financement, des coûts de financement et des taux de défaut stables ; ainsi qu’une légère baisse de l’endettement au cours des 12 prochains mois - une situation qui est révélatrice d’une allocation de capital prudente en dépit de plusieurs années de croissance économique » précise-t-il.
La confiance est au rendez-vous dans l’ensemble des secteurs et régions Le niveau de confiance est étonnamment uniforme d’un secteur et d’une région à l’autre et est meilleur que l’an dernier, sauf dans le secteur de la technologie où les niveaux de confiance étaient déjà extraordinairement élevés.
Michael Sayers, Directeur de la recherche actions chez Fidelity International commente : « Les dirigeants entrevoient des conditions favorables et adaptent leur stratégie en conséquence. Plus qu’au cours des années précédentes, ils ont confiance dans la croissance de la demande, tout en continuant de s’employer à réduire leurs coûts. A la grande différence des années précédentes, ils investissent à nouveau dans leur propre capital productif. Ils investissent dans la technologie afin d’innover et de faire face à la concurrence. Ils augmentent aussi timidement les salaires » Il ajoute : « Ils tiennent à utiliser le rendement croissant du capital pour récompenser leurs actionnaires en augmentant les dividendes et en rachetant davantage d’actions, tout en guettant de nouvelles opportunités de fusions-acquisitions. Ils ont confiance en la santé de leurs bilans, non seulement grâce aux économies de coûts et à la prudence de leurs dépenses, mais également parce que nombre d’entre eux ont tiré avantage de la hausse du marché obligataire pour refinancer leur dette en profitant de taux moins élevés et d’échéances plus longues. »
Source : communiqué
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