Fintech : Se singulariser pour tenter se démarquer de la concurrence
Eric Mookherjee est un des trois co-fondateurs de PrimeRadiant, un outil spécialisé en allocation d’actifs. Il est venu expliquer la spécificité de cette offre sur un secteur déjà largement doté.
Eric Mookherjee est un des trois co-fondateurs de PrimeRadiant, un outil spécialisé en allocation d’actifs. Il est venu expliquer la spécificité de cette offre sur un secteur déjà largement doté.
Au sujet de PrimeRadiant, «ce n’est pas tout à fait un robot, prévient Eric Mookherjee, mais plutôt un ensemble d’algorithmes contrôlés par un gérant ou un CIF qui ont des idées d’allocation d’actifs. Ces idées sont appliquées au pool de fonds accessibles dans le contrat d’assurance vie. Ensuite, la personne qui pilote les fonds donne des opinions sur certaines catégories d’actifs et la totalité des portefeuilles qui peuvent être différents. Ces portefeuilles sont ensuite déformés en fonction de contraintes spécifiques, dont les niveaux de risque acceptables par les épargnants».
Quel service rendu aux CGP?
Il s’agit d’un gain de temps et de confort par rapport à la règlementation. Gain de tempsparce que «quand on a 50 ou 100 clients», la déformation de portefeuilles qui ont leur propre contrainte est assurée par un ensemble d’algorithmes qui placent le conseiller de manière systématique dans le règlementaire en terme de risque «et qui émet des ordres sur tous les portefeuilles exactement au niveau d’utilité» du client. «D’ailleurs, ce niveau d’utilité est lié au risque, il peut changer dans le temps». Si le client a «un objectif de X milliers d’euros à échéance et si le portefeuille s’est bien comporté pendant quelques années», l’algorithme va réduire le niveau de risque du portefeuille pour accentuer la probabilité d’atteindre l’objectif.
Quels partenariats?
«Naturellement, ce monde est un monde de partenariats. Tout le monde veut faire de la banque privée dans un sens très large: agrégation et reporting. Sur la partie la plus technique, nous sommes trois financiers, gérants de capitaux et ingénieurs et on s’occupe spécialement de la partie épargne».
Quelle distinction par rapport aux concurrents?
«Une personne a un compte de 200.000 euros et elle veut atteindre les 350.000 euros à échéance et elle a du mal à supporter une perte de 15 % dans la pire des années. Un profil est fabriqué pour cette personne puis elle est matchée en permanence avec les orientations du CIF. Tous ses clients ont leurs portefeuilles modifiés en fonction de leur niveau de risque et de leur contrainte. C’est un mélange d’algorithme et d’humain». Le projet existe depuis décembre 2015.
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