Retour vers le futur : Les prélèvements sociaux sur les produits d’épargne
Très justement, la publication revient sur le fait que :
Avant la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, le gouvernement avait tenté de mettre un terme à tous les taux de prélèvements sociaux dits historiques applicables à différents produits d’épargne dont le PEL, le PEA et l’épargne salariale.
Par crainte d’une montée des mécontentements et d’une censure constitutionnelle, il s’était ravisé.
Mais dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, il est revenu à la charge en faisant adopter un amendement à l’article 7.
Cet amendement prévoit qu’à l’avenir, il n’y aura plus de taux historique.
Actuellement, notamment pour le PEA et l’épargne salariale, les épargnants se voient appliquer le taux de prélèvements sociaux en vigueur au moment de la constatation du gain et non celui en vigueur au moment du rachat.
Du fait de la forte progression des prélèvements sociaux ces vingt dernières années, l’écart peut se révéler important.
L’amendement adopté prévoit que pour l’avenir, le taux des prélèvements sociaux sera celui en vigueur au moment du fait générateur, au moment du rachat.
Cela signifie qu’à partir des gains versés à compter du 1er janvier 2018, ce sera, sauf une petite exception concernant certains contrats d’assurance vie, toujours le taux en vigueur.
La mesure ne serait pas rétroactive.
L’amendement précise que pour les PEA ouverts avant le 1er janvier 2018 et détenus depuis moins de cinq ans, la règle des taux historiques continuera de s’appliquer pour les revenus des 5 premières années.
Il en est de même pour les revenus obtenus à partir de l’épargne salariale, pour la part de ceux générés par les versements intervenus entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2017 et engrangés pendant les 5 années suivant ces versements.
Plus d'articles du même thème
-
La dette française s’emballe
Le spread de la France a largement dépassé le seuil symbolique des 100 points de base avant un prochain débat budgétaire tendu. Les annonces du gouvernement n’ont pas convaincu. Le risque sur les OAT est jugé asymétrique avec les prochaines élections. -
PARTENARIATDette émergente : les nombreux atouts de la devise locale
Selon l’indice, le spread par rapport aux bons du Trésor américain est passé de 450 points de base fin 2022 à environ 230 points de base fin juin... -
Allspring Global Investments envisage une vente
La société de gestion américaine étudie une cession qui pourrait la valoriser à environ quatre milliards de dollars.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Deux anciens CGP lancent un outil d’analyse des SCPI pour les conseillers
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques saluent les pistes de la Commission pour simplifier les règles européennes
- La Banque de France relativise le décrochage de l’économie française
Contenu de nos partenaires
-
À Ghemme, Loro Piana tricote son avenir
Loro Piana a choisi d’écrire un nouveau chapitre de son histoire à Ghemme, dans le Piémont. La griffe, connue notamment pour son cachemire d’exception, vient d’y ouvrir une nouvelle manufacture, entièrement dédiée au travail de la maille. -
Match serréSur les bords de la Baltique, la gauche allemande résiste à la vague bleue de l'extrême droite
Le SPD talonne l’AfD en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, où les électeurs sont appelés aux urnes dimanche -
OmbreEn vendant le F-35 à l'Arabie Saoudite, Washington risque-t-il de l'offrir à la Chine ?
L’Administration Trump a donné son aval pour la vente de 48 avions furtifs F-35 à Riyad. Ce projet de contrat nourrit les craintes de certains observateurs au sujet des pactes liant l'Arabie saoudite et Pékin