Les banques américaines seront probablement autorisées à verser un dividende à leurs actionnaires, selon le Wall Street Journal, malgré l’accumulation de mauvaises créances que devrait provoquer l'épidémie de coronavirus en affaiblissant un grand nombre d’entreprises. La Réserve fédérale (Fed) ne devrait pas emboîter le pas à la Banque centrale européenne (BCE) et à la Banque d’Angleterre, qui ont demandé aux institutions européennes de s’abstenir de distribuer un dividende. La présidente de la Fed de Cleveland, Loretta Mester, a déclaré qu’elle préférait attendre les résultats des prochains tests de résistance bancaires («stress tests») en juin avant de se prononcer sur ce sujet. Les dividendes représentent une part limitée de la rémunération des actionnaires aux Etats-Unis, environ 25% du total, rachats d’actions compris, contre 75% en Europe.
Le fonds phare du groupe est passé d'une exposition de 44% aux actions fin février à 11% environ au 20 mars. Les gérants réalisent beaucoup d'opérations tactiques. La société de gestion estime que les marchés ne voient pas le choc déflationniste "violent" en cours, et mise sur la Chine pour les actions.
A quelques exceptions près comme les français Coface et CNP Assurances, les compagnies européennes ont maintenu jusque-là leur politique de distribution des bénéfices.
BNP Paribas renonce à son tour à son dividende 2019, suite aux recommandations émises par la Banque centrale européenne (BCE) vendredi dernier. La banque cotée française, qui disait jusqu'à présent «étudier» cette recommandation, a indiqué dans un communiqué jeudi soir que son conseil d’administration «a décidé de proposer de ne pas procéder au versement d’un dividende initialement prévu au titre de l’exercice financier 2019 en raison de la crise sanitaire en cours». BNP Paribas avait prévu de proposer un dividende de 3,10 euros par action au titre de l’exercice 2019. En outre, la totalité du montant du dividende sera reversée au compte de réserves. Le conseil d’administration «pourrait convoquer une assemblée générale après le 1er octobre 2020 (...) pour procéder à une distribution aux actionnaires prélevée sur les réserves». Elle précise aussi que son assemblée générale se tiendra bien le 19 mai comme prévu, «sans la présence physique des actionnaires».
En droit français, la force majeure comme l’imprévision peuvent être utilisés pour suspendre l’exécution d’un contrat, Il est cependant nécessaire de vérifier si le contrat en question contient une clause de cette nature
Oliver Grenon-Andrieu, président du cabinet de CGP Equance revient sur l'impact de la crise sanitaire sur les SCPI. S'il s'attend à quelques difficultés il reste confiant sur leur capacité à rebondir.
Engie, Veolia ou Michelin allongent la liste des sociétés où les dividendes sont supprimés ou coupés. Au total, selon L'Agefi, 10 milliards d'euros ont disparu en quelques jours sur le SBF 120.
Mauvaise journée en Bourse mercredi pour les banques françaises. Celles qui ont annoncé mardi qu’elles ne verseraient pas de dividende au titre de l’exercice 2019 pour se mettre en conformité avec les demandes de la Banque centrale européenne (BCE) ont chuté en Bourse, telles la Société Générale, en baisse de 9,5% à 13,88 euros en clôture à la Bourse de Paris, et Natixis, en baisse de 13,3% à 2,572 euros. Rothschild & Co clôturait en baisse de 4,22%, à 17,72 euros. Crédit Agricole SA, qui a annoncé une inflexion mercredi soir, a clôturé en baisse de 5,17% à 6,34 euros. BNP Paribas, encore en réflexion sur ses dividendes, était en baisse de 5,96% à 25,87 euros mercredi soir.
La Société générale a annoncé mercredi ne pas recourir au dispositif de chômage partiel ainsi qu’aux mécanismes de report de charges sociales et fiscales en France mis en place par le gouvernement pour soutenir les entreprises confrontées à la crise du coronavirus. Le groupe bancaire s’est aussi engagé à garantir les salaires de ses 140.000 collaborateurs partout dans le monde pendant la durée de la crise. Il va également lancer un programme de solidarité au niveau mondial avec une enveloppe financière qui pourra atteindre 50 millions d’euros. Mardi, la banque a annoncé l’annulation du versement du dividende prévu au titre de l’exercice 2019 et la suspension de ses objectifs financiers pour 2020.
Le conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. a décidé de proposer à l’assemblée générale du 13 mai prochain l’affectation à un compte de réserves de l’intégralité du résultat de l’année 2019. Cette mesure aura pour effet d’améliorer les rations CET1 du groupe Crédit Agricole d’environ 20 points de base et de Crédit Agricole S.A. d’environ 60 pb. Au cours du deuxième semestre 2020, le conseil proposera des orientations en matière de distribution aux actionnaires, indique le communiqué diffusé mercredi. Ces orientations «pourraient consister dans le paiement d’un acompte sur dividende sur les résultats 2020 ou en une distribution exceptionnelle prélevée sur les réserves».
Présent aux Cercles de l'Agefi à Bordeaux, Jean-Marie Paluel-Marmont , président de l'AFFO, est revenu sur les raisons qui ont conduit l'association à mettre en place une formation dédiée aux family officers, sur les objectifs de l'association et sur l'importance de l'ISR pour les jeunes générations.
L’ancien dirigeant de la banque privée Edmond de Rothschild (Europe), Marc Ambroisien, s’est vu interdire l’exercice de toute responsabilité dans le secteur financier pour 10 ans. Il avait vu son nom apparaître dans des transactions dans le cadre du scandale de corruption lié au fonds souverain malaisien 1MDB.
Sur son site, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) luxembourgeoise met en garde le public à l’encontre du site Internet www.actio-conseil.com. «Ce site est opéré par des personnes malintentionnées qui utilisent abusivement les noms des sociétés Actio Conseil S.A. et Actio pour offrir des services ou produits d’investissement non existants», indique la Commission.
Credit Suisse rouvre quatre fonds obligataires à échéance pour permettre aux investisseurs qui le souhaitent de profiter des points d’entrée actuels. Les fonds concernés par la réouverture sont le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2021 S-II, investi sur les marchés émergents mondiaux, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2022 S-III, exposé aux marchés asiatiques, le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity FR Bond Fund 2023 S-IV, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés, et le Credit Suisse (Lux) Fixed Maturity Bond Fund 2024 S-V, investi sur les marchés asiatiques, les marchés émergents non asiatiques et les marchés développés. «L’incertitude sur l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale a conduit à de fortes corrections des marchés dans le monde, et nos fonds à échéance n’ont pas été épargnés. Résultat, les rendements ont augmenté de manière prononcée et on atteint des niveaux extraordinaires», explique une lettre aux investisseurs. «Pour les investisseurs capables de supporter l’environnement actuellement instable et la forte volatilité, cela représente un point d’entrée intéressant, au moment où de nombreux pays dans le monde lancent de vastes programmes économiques, qui devraient être une première étape importante sur le chemin de la normalisation des marchés», poursuit la lettre.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a décidé de suspendre le paiement de son dividende pour 2019 à la suite des recommandations faites par la Banque centrale européenne(BCE) et poursuivra son projet d’acquérir UBI Banca. La banque a annoncé mardi que le paiement du dividende proposé pour 2019, de 19,2 centimes d’euro par action, serait suspendu et que la totalité de son bénéfice net de 2019 serait affectée aux réserves. Une résolution sera soumise aux actionnaires au cours de l’assemblée générale prévue le 27 avril. Cette annonce intervient après des décisions similaires d’autres banques européennes, dont sa compatriote UniCredit. Intesa a également déclaré qu’elle poursuivrait son projet d’acquérir UBI Banca. L’augmentation de capital liée à cette offre d’achat sera également à l’ordre du jour de l’assemblée générale du mois d’avril.
Mardi soir, les banques britanniques Barclays et Lloyds ont annoncé, dans des communiqués distincts, qu’elles renonçaient à verser des dividendes au titre de l’exercice 2019. Barclays dit répondre ainsi à une demande du régulateur financier britannique, le Prudential Regulation Authority, et la volonté de «protéger ses capitaux propres». Son conseil d’administration annule aussi le versement de dividendes de 6 pence par action ordinaire pour l’année 2019, qui devait être versé le 3 avril 2020.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a décidé de suspendre le paiement de son dividende pour 2019 à la suite des recommandations faites par la Banque centrale européenne(BCE) et poursuivra son projet d’acquérir UBI Banca.
La banque britannique Barclays s’est engagée lundi à la neutralité carbone d’ici 2050 et à financer seulement des projets conformes aux accords de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique. Barclays explique dans un communiqué qu’elle va demander aux actionnaires de voter en faveur de ces engagements lors d’une résolution soumise par la banque lors de l’assemblée générale le 7 mai. Elle promet que cette initiative concernera à terme l’ensemble de ses prêts, mais qu’elle commencera par le secteur de l'énergie, considéré comme particulièrement polluant. Elle assure qu’elle dévoilera des objectifs précis et montrera à partir de 2021 comment ils sont respectés. La banque était sous pression de certains actionnaires, avec l’ONG ShareAction, qui poussent pour que Barclays arrête de financer les énergies fossiles compte tenu de l’urgence climatique.