Son niveau élevé risque d’empêcher un rebond durable malgré les mesures jugées rassurantes des banques centrales et des gouvernements.
Publié le
Xavier Diaz
La forte volatilité est aussi le reflet des inquiétudes des investisseurs.
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Crédit Thinkstock.
Les marchés actions ont terminé leur pire trimestre depuis la crise financière de 2008 en ordre dispersé, en hausse en Europe, en baisse à Wall Street. Depuis le début de l’année, ils ont chuté entre 20% et plus de 25%, malgré leur net rebond la semaine passée. L’échéance trimestrielle des options sur indices et actions a sans doute contribué à réduire la pression sur le marché. Mais la volatilité est restée à des niveaux élevés autour de 55% après un pic de plus de 85% mi-mars.
«Le ‘bear market’ (débuté fin février) a été inhabituel par sa rapidité et sa volatilité», constatent les stratégistes de Goldman Sachs. Wall Street a mis seize jours pour atteindre la première phase du bear market (-20%) – contre un précédent record de 44 séances en 1929. «La volatilité a atteint des niveaux records, ajoute Goldman Sachs. Après trois jours consécutifs de hausse et de baisses d’environ 9% (la première fois depuis 1929), la semaine dernière nous avons assisté à un rallye de 18% aux Etats-Unis et du même ordre sur d’autres marchés».
Incertitude économique inédite
Cette volatilité traduit une incertitude persistante. «La volatilité reste très élevée parce que nous sommes confrontés à une incertitude économique comme jamais par le passé, y compris au plus fort de la crise de 2008», poursuit Patrick Moonen, stratégiste actions chez NN IP. Si la récession ne fait désormais plus de doute, les investisseurs ne connaissent ni son ampleur, ni sa durée et encore moins l’impact sur la rentabilité des entreprises et sur le tissu économique.
L’incertitude sur l’ampleur de la chute des bénéfices mais aussi des dividendes et des rachats d’actions ainsi que les niveaux de valorisation sont un frein à un rebond soutenu. «Malgré l’ampleur des soutiens budgétaire et monétaire, que nous voyons comme une condition nécessaire du rebond, la valorisation du marché est trop élevée», estiment les stratégistes de Goldman Sachs. La baisse n’est pas suffisante alors que les marchés étaient à leur pic en niveau mais aussi en termes de valorisation avant la correction. Ils ne tiennent pas assez compte de la chute à venir des bénéfices et des dividendes.
La forte volatilité est aussi le reflet de l’inquiétude des investisseurs sur l’évolution à venir du marché. «L’effet mémoire explique que la volatilité reste encore élevée», affirme Stanislas de Bailliencourt, gérant chez Sycomore AM. «Tant que la volatilité restera aux niveaux actuels, il est difficile de tabler sur une reprise durable, note pour sa part Patrick Moonen. Pour cela il faudrait qu’elle baisse dans une première phase autour de 20%-30%».
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