Sergio Ermotti, directeur général d’UBS, ce lundi 22 janvier pendant la présentation des résultats
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Bloomberg
UBS a annoncé lundi une perte nette de 2,22 milliards de francs suisses (1,88 milliard d’euros) au quatrième trimestre 2017, due à la réforme fiscale américaine. La banque suisse a par ailleurs dévoilé le lancement d’un programme de rachat d’actions de 2 milliards de francs suisses, une première depuis la crise financière de 2007-2008. Elle proposera un dividende de 0,65 franc par action au titre de 2017, ainsi que la création d’une division unique pour ses activités de gestion de fortune.
Le produit net bancaire a légèrement progressé à 7,12 milliards de francs suisses, tandis que les coûts opérationnels ont baissé de 3%. Si le bénéfice avant impôt a grimpé de 34% sur un an, à 997 millions de francs suisses, UBS a à l’instar des grandes banques américaines dû comptabiliser une dépréciation nette d’actifs d’impôt différé de 2,9 milliards de francs suisses en raison de la réforme fiscale.
« Nous avons obtenu des résultats financiers plus solides et atteint notre objectif d'économies de coûts nettes », a déclaré le directeur général d’UBS, Sergio Ermotti. Grâce à une meilleure lisibilité de la réglementation, nous pouvons ouvrir un nouveau chapitre pour UBS, en mettant l’accent sur la croissance dans toutes nos divisions, en poursuivant nos investissements dans la technologie et en offrant des rendements intéressants aux actionnaires ».
La banque privée a enregistré 3 milliards de francs suisses d'afflux nets de nouveaux capitaux sur les quatre premiers mois de l'année, bien en deçà des attentes, et prévient que le niveau d'activité exceptionnel du premier trimestre ne devrait pas se reproduire dans les prochains mois.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires.
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