Apicil investit dans le robo-advisor FundShop
Apicil conforte le modèle BtoB du robo-advisor Fundshop. Le groupe de protection sociale annonce ce matin un investissement de 2,2 millions d’euros dans la fintech française, qui développe depuis 2013 un robot-conseiller de gestion et de construction de portefeuille en ligne. A la différence d’un WeSave ou d’un Marie Quantier, tournés vers les particuliers, FundShop s’est positionné dès l’origine comme fournisseur d’un service en marque blanche à destination des distributeurs d’assurance vie et d’autres produits financiers.
«Le BtoC nécessite trop de capitaux, l’acquisition de clients coûte cher», souligne Leonard de Tilly, président de la société. Son service est aujourd’hui en phase de test auprès de 12 clients, tels que des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) ou des banques en ligne. La fintech se rémunère une première fois en installant sa solution, puis à l’usage, en fonction du nombre de portefeuilles ouverts et non pas des encours gérés.
Approche non intrusive
FundShop et Apicil, conseillé dans cette opération par la boutique spécialisée AEC Fintech, ont pris langue fin 2016. «Nous nous positionnons à la fois comme un investisseur qui croit au potentiel de développement de cette jeune entreprise et comme un partenaire industriel», explique Renaud Célié, directeur général adjoint du groupe de protection sociale. Apicil espère adapter les solutions de la fintech à ses différents canaux de distribution : dans son offre de services à destination des CGPI vendue sous la marque Intencial, dans sa banque privée Gresham (ex-Legal & General France), pour accompagner le conseil sur une partie du portefeuille des clients, et directement sur son site internet. L’outil doit notamment faciliter le passage du contrat d’assurance vie en euros vers les unités de compte, grand défi du secteur.
L’approche se veut tout sauf intrusive. «L’indépendance est au cœur de notre business model. Nous ne sommes pas une fintech détenue par Apicil, insiste Leonard de Tilly, qui compte déjà à son tour de table Axa Strategic Ventures. Les fondateurs restent majoritaires au capital, et il y a une muraille de Chine entre nos actionnaires et nos clients». Les fonds levés devraient permettre à la start-up de renforcer son équipe de 8 personnes et de crédibiliser son offre auprès d’autres institutionnels. FundShop vise 20 clients d’ici fin 2017 et envisage de déployer son service en Europe.
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