Wilfried Verstraete va devenir président de Worldline
Le spécialiste des paiements électroniques Worldline a annoncé jeudi avoir choisi Wilfried Verstraete pour présider son conseil d’administration.
«Le conseil d’administration de Worldline s’est réuni le 20 mars 2024 et, sur recommandation du comité des nominations, a décidé de coopter Wilfried Verstraete en qualité d’administrateur indépendant, en remplacement de Bernard Bourigeaud», a indiqué Worldline dans un communiqué.
«La candidature de Wilfried Verstraete en tant que futur président sera ensuite proposée au conseil d’administration à la suite de l’assemblée générale du 13 juin 2024», a ajouté le groupe.
De nationalité belge, Wilfried Verstraete a présidé le directoire du spécialiste de l’assurance crédit Euler Hermes entre 2009 et 2021, avant de devenir conseiller de la présidente du directoire, Clarisse Kopff.
A lire aussi : Le gestionnaire d'actifs Harris Associates met la pression sur Worldline
Renouvellement du conseil
Worldline devait désigner un nouveau président à la suite du décès de Bernard Bourigeaud, survenu en décembre dernier. Le groupe travaille également au renouvellement partiel de son conseil d’administration pour le ramener de 15 à 12 membres, sans compter les deux administrateurs salariés.
«Afin de favoriser une transition efficace et une prise de fonctions dans le respect des règles de bonne gouvernance», le conseil d’administration de Worldline a demandé à Georges Pauget de rester au poste de président, qu’il occupe par intérim depuis décembre, jusqu'à l'élection de Wilfried Verstraete, a indiqué le groupe.
L’arrivée de Wilfried Verstraete s’inscrit dans une nouvelle étape du développement stratégique de Worldline, dont les performances et les perspectives sont peu engageantes. Le groupe prévoit en effet un ralentissement de la croissance organique de son chiffre d’affaires en 2024, après avoir accusé une perte nette de 817 millions d’euros l’an passé.
Après ces annonces, l’action Worldline progresse de 2,7% à la Bourse de Paris, à 10,33 euros.
A lire aussi : Le Crédit Agricole et Worldline annoncent la naissance de leur entreprise commune
Plus d'articles du même thème
-
L’amélioration des comportements de paiement demande confirmation
Altares souligne que la France se distingue favorablement au premier semestre 2026 dans le panorama européen. Avec comme potentielle explication celle d'une discipline plus vertueuse sur le sujet en raison de la mise en place de la réforme de la facturation électronique. -
Les administrateurs des financières européennes sont mieux rémunérés qu’outre-Atlantique
Les administratrices restent moins bien payées, constate EY dans son dernier rapport. L’écart global de rémunération des membres du conseil se réduit entre l’Amérique du Nord et l’Europe. -
La fintech Purse se repositionne pour l'ère du paiement agentique
La start-up financée par la famille Mulliez entend accompagner les commerçants dans leur transition vers le paiement agentique. Elle cherche à se rendre indispensable dans la future chaîne de valeur du paiement.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
- Apple dévoile l'iPhone Duo, son premier smartphone pliable
- La BCE attise la flambée des taux
Contenu de nos partenaires
-
Pot de fleurPourquoi l'armée égyptienne ne réagit pas à la menace houthie sur le canal de Suez
Les Houthis, après leurs récentes avancées, ont plus que jamais la possibilité de perturber le trafic du canal de Suez, qui est une source majeure de revenus pour l'Egypte -
Vertige« On va dans le mur » : la France dans la tenaille des taux d’intérêt
L’ensemble des taux d’intérêt mondiaux grimpe depuis des mois. Mais ceux de la France plus vite encore, résultat de la méfiance qu’elle inspire aujourd’hui sur les marchés -
EditoDette française : la spirale fatale des marchés
La vitesse à laquelle dérapent les taux infligés à la France est le signe que nos prêteurs sont en train de perdre patience envers un pays qui ne respecte jamais ses engagements et qui entre dans l’inconnu d’une campagne présidentielle aux forts relents d’irrationnel