Le gestionnaire d’actifs Harris Associates met la pression sur Worldline
Le gérant, qui revendique 9,5% du capital du spécialiste des paiements, réclame la nomination d’un nouveau président et une évolution du conseil d’administration.
Worldline plonge de plus de 70% en Bourse en un an
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photo Worldline
Le gestionnaire d’actifs américain Harris Associates, qui se présente comme le deuxième actionnaire de Worldline, a pressé mardi le spécialiste français des paiements de réorganiser sa gouvernance et d’accélérer son plan de transformation, dans un entretien au Monde.
«Worldline a conscience que des changements doivent intervenir, mais il doit agir plus vite», indique David Herro, l’associé qui pilote les placements de Harris Associates en dehors des Etats-Unis, dans les colonnes du Monde. Le gérant revendique 9,5% du capital de Worldline, juste derrière SIX, l’opérateur de la Bourse suisse, et devant le Crédit Agricole, qui vient de prendre 7% du groupe.
Harris Associates souhaite la nomination rapide d’un nouveau président, après le décès en décembre de Bernard Bourigeaud. Le successeur de ce dernier «devrait être choisi dans la deuxième quinzaine du mois de mars», a précisé au Monde le président par intérim de Worldline, Georges Pauget.
Selon David Herro, il reviendra à ce nouveau président de juger s’il faut remplacer l’actuel directeur général, Gilles Grapinet. «C’est la raison pour laquelle sa nomination est si importante», explique le gérant.
Harris Associates réclame aussi une évolution du conseil d’administration de Worldline, jugé «pléthorique». Il demande une baisse du nombre d’administrateurs au conseil, qui en compte aujourd’hui 16. «De quatre à six administrateurs devraient démissionner avant l’assemblée générale de juin 2024», selon David Herro.
L’action Worldline avait perdu près de 60% en une seule séance, le 25 octobre dernier, après un avertissement sur résultats. Le groupe a annoncé début février un plan de transformation qui passera par une réduction de l’effectif global de 8%.
Le fonds activiste britannique Bluebell Capital Partners a déjà réclamé, au début du mois, une évolution de la gouvernance de Worldline.
L’action Worldline perd 1,2% à 11,67 euros mardi après-midi.
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