Wendel choisit Laurent Mignon comme nouveau président du directoire
Il a fallu tout juste trois mois à Wendel pour trouver un successeur à André François-Poncet. La société d’investissement, dont l’actif net réévalué s’élevait à 7,35 milliards d’euros au 30 juin 2022, a annoncé samedi dans un communiqué que son conseil de surveillance, réuni la veille, avait nommé Laurent Mignon en qualité de membre et président de son directoire. Il occupait depuis plus de quatre ans cette même fonction au sein de BPCE. Son arrivée effective chez Wendel est attendue au plus tard le 1er janvier prochain, André François-Poncet assurant la transition dans l’intervalle.
Laurent Mignon a déclaré être prêt à s’engager «au service du développement de Wendel dans le respect de son histoire et de ses valeurs et dans l’intérêt de l’ensemble de ses actionnaires». Tout en en saluant «le travail remarquable» effectué par André François-Poncet depuis début 2018, Nicolas ver Hulst, président du conseil de surveillance de Wendel, a estimé que Laurent Mignon partageait des valeurs «en parfaite résonance avec celles de Wendel» et qu’il avait «toutes les qualités personnelles et professionnelles pour ouvrir une nouvelle page de notre longue histoire».
Dans un communiqué séparé, le groupe BPCE a fait savoir que Laurent Mignon avait décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat en vue «de s’engager dans un nouveau projet professionnel». Le dirigeant, qui conservera ses fonctions actuelles jusqu’à son arrivée chez Wendel, «laissera un groupe très solide qui a les moyens de ses ambitions», a souligné Thierry Cahn, président du conseil de surveillance de la banque mutualiste. Cette instance a en conséquence lancé un processus de succession pour trouver un nouveau dirigeant, en application de ses règles internes de gouvernance.
Laurent Mignon a commencé sa carrière chez Indosuez, puis a rejoint AGF, Schroders ou encore Oddo & Cie. Il était dans le groupe BPCE depuis 14 ans. Il a tout d’abord été directeur général de Natixis avant le prendre la présidence du directoire de BPCE après le départ de François Pérol pour Rothschild en 2018. Il a notamment conduit la sortie de la cote de Natixis en 2021. En moins de six mois, c’est le deuxième patron d’une grande banque française qui décide de ne pas renouveler son mandat. En mai dernier Frédéric Oudéa avait annoncé qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat de directeur à la Société Générale.
Plus d'articles du même thème
-
Emergence accueille cinq nouveaux investisseurs institutionnels
La sicav d’accélération de sociétés de gestion indépendantes a fait entrer Axa, Crédit Agricole Assurances, l’Erafp, Société Générale Assurances et Suravenir à son tour de table. -
La gouvernance européenne a pris du retard en matière de technologie et de géopolitique
Le baromètre ecoDa – Ethics & Boards 2026 montre que les conseils d’administration des grandes sociétés américaines sont mieux armés pour aborder ces défis. -
L’IA ne soutient que 73% des résolutions des sociétés du CAC 40
Reputation Age dévoile la deuxième édition de son étude sur les résultats de vote par son assistant IA « ESG Bro ». Si toutes les résolutions sont adoptées chez Airbus, Danone et L’Oréal, il n’y en a que 20 % chez STMicro et 46 % chez BNP Paribas.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle