François Pérol quitte la tête de BPCE
François Pérol met fin à son aventure chez BPCE. Le président du directoire du groupe a remis sa démission au conseil de surveillance, indiquent plusieurs sources, confirmant l’information révélée par Challenges. Un départ a priori surprenant, François Pérol ayant présenté fin novembre 2017 le nouveau plan stratégique de la banque, qui courait jusqu’en 2020, date d’échéance de son mandat. Depuis juin 2017 et sa relaxe de toute poursuite de prise illégale d’intérêt, l’horizon était plus dégagé pour le dirigeant, en interne comme en externe.
Le comité des nominations du groupe va désormais devoir lui trouver un successeur. Un profil naturel se dessine, selon des sources proches du dossier: celui de Laurent Mignon, directeur général de Natixis, dont le nom a récemment été avancé comme choix potentiel de la Société Générale pour remplacer Didier Valet au poste de directeur général adjoint. Lui et François Pérol ont été chacun, à leurs postes respectifs, les grands artisans du redressement du groupe mutualiste et de sa filiale cotée.
François Pérol, lui, reviendrait chez Rothschild, dont il avait déjà été associé de 2005 à 2007 avant de rejoindre Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Selon des sources bien informées, il devrait devenir co-président du Group executive committee aux côtés de Nigel Higgins, en remplacement d’Olivier Pécoux. Alexandre de Rothschild doit devenir le mois prochain le président exécutif de la banque.
Ni BPCE ni Rothschild ne sont en mesure de faire de commentaires.
Plus d'articles du même thème
-
Le Parlement européen propose un compromis bancal sur la titrisation
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a voté le 5 mai une proposition devenue très politique sur la révision de la titrisation, à tel point que les amendements adoptés ont pu faire reculer certaines avancées proposées par la Commission européenne. Le trilogue s’annonce compliqué. -
Pour la première fois de son histoire, la Nef va rémunérer tous ses sociétaires
La banque éthique et coopérative, qui a pris son indépendance en 2024, a dégagé un bénéfice de 2,4 millions d’euros à l’issue de son premier exercice en autonomie. -
Le modèle de la banque italienne soutient ses résultats trimestriels
Entre consolidation et tensions au Moyen-Orient, le secteur bancaire italien a su tirer son épingle du jeu durant les trois premiers mois de l'année.
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- State Street France lance un plan de départs après la perte de son principal client
- Le Crédit Agricole veut combler son retard sur l'entrée en relation bancaire digitale
- Le Crédit Mutuel Arkéa veut se lancer dans les cryptomonnaies
- La lutte contre la fraude à l'IBAN prend un nouvel élan
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle