Rexel rééquilibre son endettement au profit de l’obligataire
Rexel va de nouveau recourir au marché obligataire pour «renforcer sa flexibilité financière et allonger la maturité de sa dette». Après avoir procédé fin 2009 à l’émission de 650 millions d’euros d’obligations à échéance décembre 2016 avec un coupon de 8,25%, il a lancé hier une émission euro-obligataire pour un montant de 500 millions d’euros à maturité décembre 2018.
Ces titres, qui pourront «faire l’objet d’un remboursement anticipé au gré de Rexel à partir d’un délai de 4 ans», disposeront des mêmes garanties que les autres dettes seniors (obligations 2016 et contrat de crédit d’un montant global de 1,7 milliard d’euros signé fin 2009). Les obligations, qui auront un taux d’intérêt bien inférieur à celui de la précédente émission en raison de conditions de marché plus favorables, seront cotées sur la Bourse du Luxembourg à partir 27 mai prochain, date prévue pour leur règlement-livraison. L’agence Fitch a attribué la note préliminaire BB- à cette future émission.
Impliquant une dizaine de banques, l’opération permettra au leader mondial de la distribution électrique de «revenir à des sources de financement à moyen et long terme privilégiant le marché obligataire et la titrisation», explique à L’Agefi Jean-François Deiss, directeur financement et trésorerie du groupe. Elle servira «à refinancer une partie des 708 millions d’euros de dette provenant du tirage partiel de nos deux facilités de crédit revolving, tandis que notre cash flow permettra de rembourser la dette bancaire résiduelle à fin 2011», souligne-t-il. A l’issue de cette émission, la maturité moyenne de la dette de Rexel «passera de 3,2 ans à environ 4 ans».
L’endettement net de Rexel au 31 mars dernier s’élevait à 2,4 milliards d’euros contre 2,3 milliards à fin décembre 2010, soit un ratio de dette nette sur excédent brut d’exploitation quasiment inchangé : 3,19 fois contre 3,21 fois fin 2010 et un ratio de 3 fois visé par le groupe à moyen terme. Tant que ce ratio d’endettement n’excède pas 3,5 fois, Rexel conserve toute liberté en termes d’investissements industriels, d’acquisitions ou de dividendes. La moitié de sa dette est actuellement libellée en euros et le reste en devises étrangères (essentiellement en dollars), tandis que «la proportion de la dette à taux fixe dépasse les 80% à l’horizon de 12 mois grâce à des opérations de couverture», relève Jean-François Deiss.
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