Renault et le chinois Geely signent leur accord de coentreprise dans les moteurs
Le constructeur automobile Renault et son homologue chinois Geely ont annoncé avoir signé ce mardi un accord engageant visant à créer une coentreprise de moteurs et de transmissions détenue à parité, conformément à l’accord-cadre conclu en novembre dernier.
Grâce à cette structure, Renault et Geely comptent «développer, produire et fournir les meilleurs groupes motopropulseurs hybrides et thermiques de pointe», ont indiqué les deux industriels dans un communiqué.
La coentreprise comprendra 17 usines mécaniques de moteurs et transmissions et cinq centres de R&D répartis sur trois continents avec 19.000 salariés, «dans une organisation autonome, structurée pour fournir des solutions à de multiples constructeurs, avec un modèle économique attractif ouvert à de nouveaux partenaires», ont précisé Renault et Geely.
5 millions
La compagnie pétrolière saoudienne Aramco, «qui a signé une lettre d’intention avec Renault et Geely le 2 mars 2023, envisage un investissement stratégique dans cette nouvelle entreprise», ont rappelé les deux partenaires dans leur communiqué.
La coentreprise sera contrôlée conjointement par Renault et Geely. Elle a pour objectif de produire jusqu'à 5 millions de transmissions et moteurs à combustion interne, hybrides et hybrides rechargeables par an.
La finalisation de la transaction est prévue au second semestre et reste soumise aux conditions usuelles à ce type de transactions, notamment l’approbation des autorités de la concurrence et en charge du contrôle des investissements étrangers.
A lire aussi: Les bonnes performances de Renault court-circuitées par la stratégie de Tesla
Plus d'articles du même thème
-
General Motors résiste bien à la hausse de ses coûts de production
Le constructeur automobile américain relève sa prévision de bénéfice annuel grâce au remboursement des surtaxes douanières indûment perçues par l’administration Trump. -
Nexans signe un rachat bienvenu dans les centres de données aux Etats-Unis
Le marché salue l'acquisition de Republic Wire aux Etats-Unis pour 680 millions d'euros en valeur d'entreprise, ainsi que l'annonce d'un chiffre d'affaires conforme aux attentes au premier trimestre. -
CATL cherche à accroître sa marge de manœuvre financière
Le spécialiste des batteries pour véhicules électriques récoltera environ 5 milliards de dollars grâce à un placement accéléré d’actions sur la Bourse de Hong Kong.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- La Suisse publie sa proposition de loi «too big to fail» sur mesure pour UBS
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
Contenu de nos partenaires
-
Sot-l'y-laisseMaster Poulet, dans la cuisine de la guerre des gauches
En prenant la défense d’un fast-food 100 % halal que le maire PS de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, voudrait voir disparaître, les insoumis croient défendre le patrimoine culinaire de la « Nouvelle France » menacé par l'exil des bobos en banlieue -
EditorialLogement à Paris : Emmanuel Grégoire organise la pénurie et la flambée des prix
Changer la vie, peut-être, mais pas au point de remettre en cause ses a priori idéologique. Or contre cette carence locative dénoncée depuis des décennies maintenant, seule une vraie politique de l'offre sera efficace -
Coq gauloisDerrière le boom du poulet, une France qui change profondément
Depuis début 2000, la consommation de poulet a été multipliée par deux en France. Preuve de bouleversements sociologique et économique profonds, portés par l'immigration, l'érosion du pouvoir d'achat et les soucis environnementaux. Des éléments complexes, cristallisés dans la « guerre » du Master Poulet