Orpea perd 78% en Bourse depuis le début de l'année
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Orpea accuse jeudi la plus forte baisse du SBF 120, alors que l’exploitant de maisons de retraite et de cliniques s’est montré plus pessimiste sur sa prévision de rentabilité pour 2023, après avoir accusé de lourdes pertes au premier semestre, dans un contexte de hausse de ses coûts.
Vers 13h, l’action Orpea chutait de 9,6%, à 1,33 euro, après avoir été suspendue de cotation en début de journée. Elle a même touché un nouveau plus bas historique en cours de séance, à 1,22 euro.
Lancé dans un vaste plan de redressement de ses finances et de son image, le groupe dirigé par Laurent Guillot a prévenu mercredi soir que son résultat brut d’exploitation avant loyers (Ebitdar) se situerait en 2023 dans le bas de la fourchette de 705 millions à 750 millions d’euros qu’il avait précédemment communiquée.
«Cet avertissement constitue une déception de plus pour Orpea, qui ne parvient pas à compenser la hausse des charges salariales par celle de ses prix», commente Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés chez eToro. Pour autant, l’analyste relativise la chute accusée par l’action mercredi. Dans la matinée, «le titre a atteint un plus bas de 1,22 euro, retrouvant son niveau atteint fin septembre.»
Cette nouvelle prévision financière d’Orpea intervient alors que le groupe a présenté des résultats très dégradés au premier semestre. Orpea a en effet publié une perte nette en hausse à 371 millions d’euros, contre 269 millions d’euros un an plus tôt, et vu sa marge d’Ebitdar fondre de 540 points de base à 13,2%.
Une valeur théorique inférieure à 0,02 euro
Le prochain rendez-vous clé pour Orpea aura lieu au cours de la première quinzaine de novembre avec la cour d’appel de Paris. Cette dernière doit se prononcer sur les recours formés par certains actionnaires et créanciers contre la dérogation accordée par l’Autorité des marchés financiers à l’obligation de lancer une offre publique d’achat sur la société dans le cadre de son plan de sauvetage.
Ce plan de sauvetage, qui doit conduire à la prise de contrôle d’Orpea par un groupement mené par la Caisse des dépôts, prévoit trois augmentations de capital qui entraîneront une dilution massive pour les actionnaires existants, a une nouvelle fois rappelé le groupe mercredi soir.
«Ceux-ci détiendraient à l’issue de ces opérations, en l’absence de réinvestissement, environ 0,04% du capital, la valeur théorique de l’action ressortant dans ce cadre à moins de 0,02 euro», a indiqué Orpea.
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