Nexity subit de plein fouet la crise immobilière
Les investisseurs ont beau avoir les yeux rivés sur les prochaines baisses de taux des banques centrales, leur spectaculaire envolée des deux dernières années n’a pas fini de produire tous ses effets.
Le promoteur immobilier Nexity en est la triste illustration. Le groupe a indiqué mercredi qu’il ne verserait pas de dividende au titre de l’exercice 2023 et prévoyait de mettre en place un plan social, après une dégradation de ses résultats sous l’effet de la rapide montée des taux d’intérêt, qui a pesé sur la demande de logements, et de la hausse des coûts de construction.
En réaction, son action a lâché plus de 20% en clôture, portant ses pertes sur un an à près de 60%. A 9,90 euros à l’ouverture, le titre est tombé à des niveaux inédits depuis la crise financière de 2008-2009.
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«Dans le dur»
Le promoteur immobilier est «dans le dur», observe TP Icap Midcap, alors que ses résultats ont accusé «une baisse marquée» en 2023 et que 2024 s’annonce «encore pire». L’an passé, le résultat net de Nexity est ressorti à 19,2 millions d’euros – soit un plongeon de 90% -, alors que TP Icap Midcap l’attendait à 85 millions d’euros. «Sans grande surprise, le groupe décide de ne pas proposer de dividende au titre de 2023 compte tenu du lancement à venir d’un plan de sauvegarde de l’emploi pour adapter sa structure de coûts à la baisse des volumes en 2024", commente l’intermédiaire financier.
«La crise que connaît notre secteur d’activité est inédite, à la fois par son intensité, sa durée et sa nature globale affectant l’offre et la demande. Elle impose une nouvelle donne à laquelle Nexity va s’adapter de façon accélérée en 2024", a indiqué Véronique Bédague, la PDG du groupe, dans le communiqué.
Cette année, le promoteur immobilier prévoit un «résultat opérationnel positif marquant un point bas financier», avant une «amélioration de la rentabilité» dès 2025. Le groupe compte également réduire son endettement net à 500 millions d’euros maximum à la fin 2025, contre 776 millions d’euros à la fin 2023 et 820 millions d’euros à la fin 2022. Le nombre de postes concernés par le plan de sauvegarde n’a pas été précisé.
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