Nexity va céder sa gestion locative à Bridgepoint
Le promoteur immobilier Nexity a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives afin de céder 100% de ses activités de services aux particuliers à Bridgepoint, une société de gestion britannique, sur la base d’une valeur d’entreprise de 440 millions d’euros.
«Le produit de cession serait alloué au désendettement» et les plus plus-values dégagées par cette opération permettraient «d’accélérer l’adaptation de Nexity aux nouvelles donnes de marché et de compenser en partie le bas de cycle attendu en 2024", a indiqué le promoteur immobilier dans un communiqué.
La mise en œuvre définitive de cette transaction pourrait intervenir au premier semestre 2024, après consultation des instances représentatives du personnel compétentes et sous réserve de la levée des conditions suspensives usuelles.
A lire aussi : Nexity se résout à un revirement stratégique
Les investisseurs apprécient
Cette opération s’accompagnerait de la conclusion d’un accord de partenariat stratégique visant à «pérenniser et amplifier les synergies existantes avec les activités de Nexity», a ajouté la société.
Les services aux particuliers regroupent les activités de syndic et de gestion locative, les transactions dans l’immobilier ancien et le courtage en assurance.
En réaction à ces annonces, l’action Nexity bondissait de 9% en Bourse vendredi en fin de matinée, à 16,9 euros.
A lire aussi : Le marché locatif des bureaux atterrit en douceur
Plus d'articles du même thème
-
Le patron d’Azimut plaide pour un grand pôle italien de la gestion d'actifs
En pleine consolidation bancaire italienne, Pietro Giuliani regarde déjà vers l'étape suivante : celle où, une fois redessinés les équilibres de la banque, il faudra s’attaquer au dossier de la gestion d’actifs. Dans deux entretiens, l’un à La Stampa et l’autre à Milano Finanza, le président-fondateur d’Azimut met en avant le même sujet : la nécessité de défendre et de renforcer une filière italienne de l'épargne, en évitant que le savoir-faire, la clientèle et les capacités de gestion ne finissent progressivement entre les mains d’acteurs étrangers. -
Les acquisitions américaines s'intensifient dans la gestion d'actifs européenne
Les acquisitions de gestionnaires d’actifs et de fortune européens par des groupes américains ont dépassé 14 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon Dealogic, soit leur plus haut niveau sur une période équivalente depuis au moins 1995, date de début de cette série de données, rapporte le Financial Times. Les acheteurs américains cette année incluent des sociétés de gestion concurrentes, des assureurs et des fonds de private equity. -
Dans le sillage du blockbuster SpaceX, un été américain parsemé de petites IPO
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Vanguard sort trois fonds Ucits actions mondiales
- La BCE craint une correction boursière liée à l’IA
- La tension sur les taux rompt la torpeur estivale
- Crédit Agricole Assurances accélère sa diversification et mise sur l’affinitaire
- Scott Bessent se porte au secours des Treasuries
- Stellantis écorne un peu plus son image en rappelant près d'un million de véhicules
Contenu de nos partenaires
-
Entre gris clair et gris foncé« Ils sont la clé pour 2027 » : comment le RN veut fidéliser le vote des retraités
Pour la présidentielle, Marine Le Pen ne veut surtout pas perdre le vote des aînés qu’elle a eu tant de mal à conquérir. À elle d’entretenir la flamme face aux nouvelles rivalités, comme celle d’Edouard Philippe -
La Fabrique de l'OpinionLa politique est-elle devenue une cellule de crise permanente ?
Brice Soccol : « Nous demandons désormais à l’Etat, à ses représentants, aux élus locaux d’être présents partout où apparaît un risque. Qu’ils alertent, qu’ils anticipent, qu’ils réglementent, qu’ils indemnisent et, lorsque la crise survient, qu’ils interviennent immédiatement » -
Présidentielle : l'art délicat du ralliement
En 2017, le soutien de Bayrou à Macron a propulsé la campagne du candidat. Un ralliement réussi nécessite un bon timing. Il peut aussi servir à déstabiliser l'adversaire