L’Etat assuré des pleins pouvoirs dans ses participations… sauf chez Renault
Deux ans après l’entrée en vigueur de la loi Florange, l’Etat va bénéficier à plein de ses droits de vote double lors des prochaines assemblées générales.
De quoi lui assurer les pleins pouvoirs chez nombre de ses participations…
Sauf chez Renault où dans le cadre de la pacification recherchée avec Nissan, des conventions spéciales vont donner à Carlos Ghosn un statut exorbitant du droit commun.
Qu’il s’agisse d’Engie, où l’Etat disposera de 36,7% des droits de vote, chez Air France KLM, 27%, ou Orange – près de 30%- la position de l’Etat ne souffrira guère de contestation.
Les directions concernées devront donc faire preuve de courage si elles veulent faire passer des résolutions qui déplaisent à leur actionnaire public.
Seule exception, Renault où les résolutions proposées rappellent que l’Etat a accepté de voir dans certains cas ses droits plafonnés, entre 18 et 20% au plus selon le quorum dans les AG ordinaires.
Ainsi l’Etat pourra conserver ses droits s’agissant de la politique de dividende, mais pas du reste, notamment de la politique des rémunérations.
En clair, Carlos Ghosn ne craint plus le désagrément de voir l’Etat en mesure de le bloquer sur le sujet comme les années passées.
Dans les AG extraordinaires, ses droits de vote pourront aussi être plafonnés notamment en cas de modification de la limite d’âge des dirigeants.
Une autre bonne nouvelle potentielle pour le premier d’entre eux !
Celui-ci sort d’autant plus grand vainqueur de la polémique avec l’Etat sur Nissan que Paris s’engage à la « non interférence » sur les questions de gouvernance chez Nissan que domine Carlos Ghosn.
Autant dire que la prédominance de celui-ci au sein de l’alliance est désormais inexpugnable !
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionShahin Vallée : « La France a besoin d'une nouvelle règle budgétaire transpartisane »
Face aux inquiétudes sur la situation financière de la France et au spectre d'une paralysie politique en 2027, l'économiste plaide pour une règle constitutionnelle fondée sur la dépense, plus crédible et plus neutre que celle du RN. -
Quoi de Neuf dans l’actualité Lifestyle du 26 octobre ?
Marin Montagut et Arthus Bertrand signent une collection de médailles porte-bonheur, ALL Accor revoit son programme de fidélité, Swatch fête les quinze ans de sa résidence d’artistes à Shanghai… La rédaction vous livre un florilège des dernières actualités lifestyle. -
Ligne de crêteAu Sénat, un duel corso-corse sur l'autonomie de l'île
Au terme d’un parcours sinueux, le projet de l’autonomie de la Corse est soumis, ce lundi, au vote du Sénat où siègent Jean-Jacques Panunzi et Paul-Toussaint Parigi, les deux élus de l’île que tout oppose