Les Chinois enflamment l’hôtellerie haut de gamme
La Chine compte un nouvel investisseur hôtelier de poids avec l’assureur Anbang.
Celui-ci vient de mettre 20 milliards de dollars sur la table, en deux opérations distinctes, pour s’imposer sur la scène internationale.
Ce week-end, l’assureur, fondé par un membre par alliance de la famille de Deng Xiaoping, a conclu le rachat au fonds Blackstone du groupe Strategic Hotels & Resorts pour 6,5 milliards de dollars.
Et hier, il a brûlé la politesse au leader Marriott en proposant 13 milliards de dollars pour lui souffler Starwood Hotels & Resorts, propriétaire à Paris du Westin Opéra et du Prince de Galles entre autres.
Ce concurrent inattendu, qui s’était révélé en rachetant le célèbre Waldorf Astoria en 2014, est épaulé par de puissants groupes financiers américain et chinois.
Il est d’autant plus redoutable que ses 13 milliards de dollars sont payables en cash alors que Marriott propose moins et entend payer surtout en titres.
Or comme l’a rappelé la bataille pour Darty, le cash est roi aujourd’hui chez les investisseurs.
Pour Anbang, cette initiative s’inscrit dans une politique d’investissements très diversifiée qui la transformé en douze ans en un conglomérat pesant 120 milliards de dollars d’actifs.
Et il compte s’imposer dans l’hôtellerie parmi d’autres chinois tout aussi décidés à défaut d’être aussi riches.
Or ce mouvement concerne au premier chef notre champion national Accor.
Car celui-ci compte désormais le groupe Jin Jiang pour premier actionnaire avec 12% du capital devant deux investisseurs du Golfe qui totalisent 15% des titres.
Bref les éléments d’une recomposition du capital ou d’une reconfiguration du groupe sont en place sans qu’on sache encore si elle sera amicale ou pas.
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