L’ère de l’indépendance s’achève pour les « petits » réseaux sociaux
Dès que la rumeur a couru vendredi qu’une offre était en préparation sur Twitter, le cours s’est enflammé à Wall Street.
Car les investisseurs jugent depuis longtemps que les jours de l’indépendance sont comptés pour les « petits » réseaux sociaux.
La principale raison pour laquelle le marché anticipe un changement de mains de Twitter est que la croissance a disparu.
Pour la maintenir, il faut consentir des investissements très lourds, hors de proportion avec son niveau de rentabilité.
C’était déjà la raison principale pour laquelle LinkedIn, autre réseau social toujours peu rentable, a cédé aux sirènes de Microsoft.
D’autant que son succès commercial lui a permis de tirer du géant des logiciels une prime de l’ordre de 50% sur son dernier cours.
Or Twitter, un an après le retour aux manettes de son fondateur Jack Dorsey, est dans une situation moins favorable encore.
Son nombre d’utilisateurs stagne, son incapacité à capter une part décente du marché publicitaire, notamment vidéo, est préoccupante et ses pertes avoisinent 20% de son chiffre d’affaires.
Twitter souffre face à Instagram, Snapchat mais aussi Newsfeed, Messenger et surtout Facebook dont la réussite économique demeure un cas unique parmi les réseaux.
Depuis plusieurs mois, le cours de Twitter inclut une prime spéculative du fait que le marché fait le pari d’une consolidation.
Malgré cela, sa capitalisation d’avant rumeurs ne dépassait pas 11 milliards de dollars contre 40 au temps de sa splendeur.
Pas étonnant dès lors que le nom de Google, en quête de relance dans les réseaux sociaux, hantait le marché.
Fort de 75 milliards de dollars de cash, une telle acquisition ne serait pas un sujet pour le géant de Moutain View.
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