Galderma fixe son prix d’introduction à 53 francs suisses
Galderma se prépare à faire des débuts réussis en Bourse. Le spécialiste suisse des soins de la peau issu d’une coentreprise entre Nestlé et L’Oréal et détenu par le fonds de capital investissement EQT depuis 2019 va, comme prévu, rejoindre la cote suisse avant Pâques.
Le groupe a dévoilé jeudi un prix d’introduction de ses actions de 53 francs suisses (54,7 euros), tout en haut de la fourchette de 49 à 53 francs fixée initialement. A ce montant, la société affichera une capitalisation boursière de 12,6 milliards de francs suisses (13 milliards d’euros) lors de sa première journée de cotation prévue ce vendredi.
Galderma lève 1,97 milliard de francs dans l’opération via l’émission de 37,2 millions de nouvelles actions. Le fonds suédois EQT a aussi placé 276.909 titres. Avec d’autres actionnaires, dont le fonds souverain d’Abou Dhabi (Adia) et Auba Investment, il compte également céder jusqu’à 5,6 millions d’actions au prix de 53 francs suisses au cours des trente prochains jours.
A lire aussi : L’AMF prend le risque d’exclure les particuliers des introductions en Bourse
Rembourser la dette
L’entreprise compte utiliser les fonds levés pour rembourser et refinancer sa dette.
L’opération est dirigée par Goldman Sachs, Morgan Stanley et UBS, avec BNP Paribas, Bank of America, Citi et Jefferies en teneurs de livres associés. Lazard est conseil financier de la société.
Galderma a enregistré un chiffre d’affaires de 4,1 milliards de dollars l’an dernier, dont 44% ont été réalisés aux Etats-Unis, pour un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 942 millions de dollars.
Son action devrait intégrer plusieurs indices boursiers de la place de Zurich dès le 25 mars prochain, dont le SPI et le SXI Life Sciences.
A lire aussi : Reddit boucle la boucle des «meme stocks»
Plus d'articles du même thème
-
Genfit profite en Bourse du remboursement de son diagnostic dans la maladie du «foie gras»
Aux Etats-Unis, Medicare remboursera ce test au prix unitaire de 252 dollars dès le 10 août prochain. La biopharmaceutique donnera plus de détails à la rentrée sur cette deuxième source de revenus récurrents. -
Les investisseurs doutent de l’industrie de défense
Dans un contexte boursier peu favorable aux fabricants d’armes depuis six mois, le groupe franco-allemand KNDS a reporté son projet de cotation à Paris et Francfort. Plusieurs catalyseurs pourraient toutefois ramener les investisseurs sur un secteur qui affiche d’excellentes perspectives. -
Carlsberg prépare la mise en Bourse de sa filiale indienne
L’opération, réalisée sous forme confidentielle, pourrait s’élever à 700 millions de dollars en incluant la cession de titres existants.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon