Atos compte continuer à améliorer sa rentabilité en 2026
Le groupe de services informatiques Atos a indiqué vendredi s’attendre à améliorer encore sa rentabilité cette année.
Pour l’exercice en cours, Atos prévoit un taux de marge opérationnelle d’environ 7%, alors que cet indicateur est ressorti à 4,4% l’an passé, contre 2,1% en 2024. Cette amélioration reflète notamment les progrès réalisés par le groupe dans la réduction de ses coûts, conformément à son plan de transformation «Genesis». Les économies réalisées en 2025 et celles qui se matérialiseront en 2026 représentent 88% du montant de 2,1 milliards d’euros qu’Atos compte économiser entre 2025 et 2027. Elles ont été permises par la réduction des effectifs et la révision du portefeuille d’actifs.
Le groupe anticipe également pour 2026 «une croissance organique positive» de son chiffre d’affaires, mais avec avec «un scénario plancher» limité à un repli de 5% «dans un environnement de marché contraint». L’an passé, le chiffre d’affaires a reflué de 13,8% en données organiques par rapport à 2024, à 8 milliards d’euros.
«Compte tenu de la cession des activités de Bull, de la filiale Ideal GRP dans les pays nordiques et des opérations d’Atos en Amérique du Sud, la référence du groupe pour établir ses ambitions futures représentait un chiffre d’affaires de 7,19 milliards d’euros et une marge opérationnelle de 314 millions d’euros pour l’exercice 2025", a précisé le groupe dans un communiqué.
La consommation de trésorerie diminue
Atos a également indiqué que sa position de liquidités s'élevait à 1,71 milliard d’euros au 31 décembre 2025, contre 2,19 milliards d’euros un an plus tôt. Cet indicateur est très surveillé par les investisseurs depuis que le groupe a bouclé il y a un peu plus d’un an son plan de restructuration financière, qui lui a permis de réduire son endettement en convertissant 2,9 milliards d’euros de dettes financières en capital. D’ailleurs, l’entreprise a l’obligation de faire état de sa position de trésorerie à intervalles réguliers selon les accords conclus avec ses créanciers.
L’an dernier, Atos a vu son flux de trésorerie disponible rester négatif, à hauteur de 326 millions d’euros, car le redressement des marges ne permet toujours pas de compenser les décaissements liés aux coûts de restructuration. Mais la situation s’améliore : en 2024, cet indicateur était négatif à hauteur de 735 millions d’euros. Pour cette année, Atos anticipe une variation nette positive de trésorerie avant remboursement de la dette, acquisitions et fluctuations des taux de change. Une «accélération» de la génération de trésorerie est attendue en 2027 et en 2028.
Au 31 décembre 2025, la dette nette d’Atos s'établissait à 1,84 milliard d’euros, en augmentation de 606 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2024, plombée par un endettement financier brut de 3,06 milliards d’euros. Dans ce contexte, Atos envisage la possibilité de racheter de la dette obligataire sur le marché. Le groupe prévoit d'évaluer «dans le futur toute transaction de ce type à la lumière des conditions de marché existantes».
Sans surprise, Atos a décidé de ne pas proposer de dividende au titre de l’exercice 2025, comme pour les trois exercices précédents.
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