Arkema est salué en Bourse pour la résilience de ses résultats trimestriels
Le chimiste a enregistré une performance globalement supérieure aux attentes au premier trimestre et tente de s’adapter aux perturbations créées par la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran.
Le siège d'Arkema à Colombes
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Antoine Le Pourhiet / Arkema
L’action Arkema progresse mercredi, alors que le chimiste a publié des résultats supérieurs aux anticipations des analystes au titre du premier trimestre, témoignant de la résilience de son modèle opérationnel dans un environnement perturbé par le conflit au Moyen-Orient.
Vers 16h50, le titre gagnait 1,8%, à 63,75 euros.
Bien qu’en repli de 3,2% sur un an à taux de change constants, à 2,18 milliards d’euros, le chiffre d’affaires d’Arkema pour les trois premiers mois de l’année illustre toutefois une résistance de la demande. Sur la période, les volumes vendus par le groupe sont restés relativement stables, avec des dynamiques contrastées selon les marchés. Si la croissance s’est poursuivie dans le segment des Matériaux de spécialités en Asie, la demande est restée globalement atone en Europe et aux Etats-Unis. En revanche, les prix ont fléchi de 3% à l'échelle du groupe.
Si Oddo BHF salue le «bon début» d’année d’Arkema, JPMorgan nuance ce constat en suggérant que la demande a dépassé les attentes des analystes en raison, au moins en partie, d’achats anticipés de la part de clients craignant des ruptures d’approvisionnement liées au conflit au Moyen-Orient.
Au premier trimestre de 2026, l’Ebitda d’Arkema a reculé de 14% sur un an, à 282,7 millions d’euros, faisant ressortir une marge de 13%, en baisse de 0,8 point de pourcentage, pénalisée par l'évolution défavorable des taux de change et par la faiblesse des résultats de la division Matériaux avancés. Mais cet indicateur est supérieur de 6% au montant auquel s’attendaient les analystes, grâce à un redressement opérationnel entamé dès le mois de mars après un début d’année plus atone. Toutes les activités de l’entreprise ont contribué à cette performance, souligne Jefferies. Le renforcement des marges sur les acryliques en Chine a soutenu l’Ebitda en fin de trimestre, observe JPMorgan.
Des objectifs confirmés malgré les incertitudes
Parallèlement à ces résultats, Arkema poursuit sa transformation industrielle. Après le démarrage réussi début 2026 de son unité de polyamide transparent (Rilsan Clear) à Singapour, le groupe termine actuellement la construction de sa nouvelle capacité de polyfluorure de vinylidène (PVDF) aux Etats-Unis, dont l’entrée en production est prévue pour le milieu de l’année. Ces projets majeurs s’inscrivent dans une stratégie de long terme visant à recentrer le portefeuille du groupe sur les matériaux de spécialités, qui ont représenté 85% de ses ventes en 2025 contre seulement 36% il y a vingt ans.
Concernant la suite de l’exercice, Arkema reste vigilant face à une multitude d’incertitudes. «L’environnement du deuxième trimestre est marqué par la crise au Moyen-Orient, qui a des répercussions significatives sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, affectant la disponibilité et les coûts des matières premières, de l'énergie et de la logistique. Dans ce contexte, Arkema réagit rapidement pour ajuster sa politique de prix et travailler en étroite collaboration avec ses fournisseurs et ses clients pour faire face à la situation», a commenté Thierry Le Hénaff, le PDG d’Arkema, cité dans un communiqué.
Dans cet environnement, le chimiste prévoit toujours pour 2026 un Ebitda en légère croissance sur un an à taux de change constants. L’an passé, cet indicateur est ressorti à 1,25 milliard d’euros. Pour sécuriser cette trajectoire, les dirigeants d’Arkema comptent sur une contribution additionnelle de 50 millions d’euros des nouveaux projets industriels, ainsi que sur un plan d'économies de 90 millions d’euros pour compenser l’inflation des frais fixes, remarque Oddo BHF.
Par ailleurs, Arkema compte gérer «ses investissements à environ 600 millions d’euros en 2026, conservant la capacité à réaliser des investissements ciblés dans des marchés attractifs».
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe suisse a enregistré une croissance trimestrielle nettement supérieure aux attentes et aux performances de ses concurrents, y compris Hermès. La rentabilité dans la joaillerie a toutefois pu décevoir légèrement les investisseurs.
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