Le chef économiste de la BCE, Philip Lane.
-
Copyright ECB (CC BY-NC-ND 2.0)
Le chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), Philip Lane, estime que l’institution devra procéder à une nouvelle hausse de ses taux directeurs la semaine prochaine, l'économie de la zone euro se montrant résiliente et l’inflation restant supérieure à l’objectif de 2% de la BCE.
«Pour la prochaine réunion du 4 mai, les données actuelles indiquent qu’il faudra augmenter de nouveau les taux d’intérêt. Ce n’est pas encore le moment d’arrêter», a indiqué le banquier central lors d’un entretien accordé au journal Le Monde et publié sur le site Internet de la BCE. «Au-delà, je n’ai pas de boule de cristal, nous dépendrons des données économiques. Mais l’analyse suggère qu’il ne serait pas approprié de garder notre taux de dépôt au niveau actuel de 3%», a-t-il poursuivi.
«Il est important que la BCE augmente ses taux d’intérêt pour s’assurer que l’inflation revienne au plus tôt à 2%» afin d'éviter que l’inflation devienne «durablement ancrée», a martelé Philip Lane lors de l’entretien.
Baisse de la demande de prêts immobiliers
Le banquier central a souligné que les hausses de taux mises en œuvre par la BCE depuis juillet 2022 commençaient à avoir des effets.
«Les marchés et les banques commencent à imposer des taux d’intérêt beaucoup plus élevés. En conséquence, pour les ménages, nous constatons une forte baisse de la demande de prêts immobiliers. Pour les entreprises, nous voyons une baisse significative des investissements», a-t-il détaillé.
«La hausse des taux d’intérêt a également aidé à une forte appréciation de l’euro. Tous ces impacts vont continuer à se diffuser dans l'économie progressivement, ce n’est pas fini», a ajouté le responsable.
La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit
Première conséquence visible d’El Niño à ce jour, l’autorité du canal du Panama a annoncé une réduction du nombre de bateaux transitant par l'isthme en raison de la sécheresse