Man Group renoue avec une collecte positive en poursuivant sa mue
L’intégration en cours de GLG Partners semble porter ses fruits pour Man Group, tout du moins en termes de collecte. Le gestionnaire alternatif britannique a ainsi annoncé hier, à l’occasion d’un point sur son activité et ses résultats à l’approche de la clôture de son exercice fiscal demain, 31 mars, qu’il s’attendait à enregistrer un apport net de capitaux de 700 millions de dollars au titre du trimestre en cours, au-delà des attentes et en dépit d’une décollecte de 500 millions côté fonds de fonds institutionnels.
Le groupe renoue ainsi avec un solde positif que nombre de ses concurrents hedge funds ont retrouvé l’an passé. Cette collecte nette sur trois mois, après deux années de fuite des actifs, résulte d’une collecte brute de 5,3 milliards amputée de retraits pour 4,6 milliards. Ainsi qu’un impact négatif de 2,1 milliards des performances de gestion. Ces dernières ont été sensiblement affectées par les répercussions du séisme du 11 mars au Japon, qui a d’ailleurs suscité le décalage d’un lancement local de fonds.
Man Group devrait dès lors afficher sur le trimestre une relative stabilité des actifs sous gestion, qui passent à 69,0 milliards de dollars au 31 mars.
De quoi soulager Peter Clarke, qui poursuit inlassablement la mutation du groupe de gestion. Après l’acquisition de GLG Partners à l’automne dernier pour 1,6 milliard de dollars et la sortie annoncée la semaine dernière de BlueCrest Capital Management, Man Group a en effet annoncé hier être convenu de prendre le contrôle total d’Ore Hill, gestionnaire alternatif new-yorkais spécialisé sur le crédit détenu à 50% depuis 2008. Man Group s’attend à un effet relutif sur le capital au cours de la première année après la finalisation de l’acquisition, d’un montant de 18 millions de dollars (dont 15 en titres émis au bénéfice des dirigeants de la cible). Ore Hill, qui gère outre un produit structuré de 1,1 milliard de dollars des hedge funds pour 800 millions, sera intégré au sein de GLG, toujours dans une logique d’internalisation des capacités de gestion.
Mais Man Group pourrait n’être qu’au milieu du gué, le gestionnaire se targuant de disposer, en tenant compte du fruit de la cession de la participation dans BlueCrest, d’un trésor de guerre de 900 millions de dollars. Le gestionnaire s’attend à un résultat imposable ajusté annuel à fin mars stable, à 560 millions de dollars.
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