L’inflation britannique en janvier rassure
Après un indicateur décevant publié mardi aux Etats-Unis, la hausse des prix au Royaume-Uni en janvier est ressortie inférieure aux attentes.
L’inflation britannique a été stable le mois dernier, s'établissant à 4% sur un an, comme en décembre, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS). Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur une inflation globale à 4,2% sur un an en janvier.
Sur un mois, les prix à la consommation ont reculé de 0,6% le mois dernier, contre une hausse de 0,4% en décembre et une baisse de 0,3% anticipée par les économistes.
L’inflation de base à 5,1%
L’indice de base, qui exclut les prix volatils de l’alimentation, de l'énergie, de l’alcool et du tabac, est ressorti en hausse de 5,1% sur un an et en baisse de 0,9% sur un mois en janvier. Le consensus prédisait une inflation de base à 5,2% sur un an.
En décembre, les prix à la consommation de base avaient augmenté de 5,1% sur un an et de 0,6% sur un mois.
Ces chiffres devraient être accueillis favorablement pas la Banque d’Angleterre alors que les récentes données sur l’inflation salariale ont poussé le marché à repousser ses anticipations de baisse des taux directeurs à août.
A lire aussi : L’inflation cœur persiste dans la zone euro
Plus d'articles du même thème
-
L’emploi américain renforce la probabilité d’une hausse de taux
Le rapport sur les créations d’emplois a dépassé les attentes en août, et renforcé la possibilité d’un resserrement monétaire de la Fed dès le 18 septembre, malgré d’autres chiffres mitigés. -
Les mauvaises récoltes et la géopolitique tendent le marché des céréales
Alors que la situation en mer Noire est devenue bloquante pour ces marchés, un commentaire de Vladimir Poutine a permis un relâchement des cours de 3% jeudi. Cela n’enlève rien aux mauvaises récoltes constatées sur le blé et celles anticipées sur le maïs. -
La banque centrale de Nouvelle-Zélande relève son taux à 2,75%
L’inflation à plus de 4% et la reprise économique en cours ont conduit l’institution à relever son taux directeur de 25 points de base, moins de deux mois après l'avoir déjà porté à 2,50%.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
Coup de chaud« On prend pas la grosse tête » : Eric Ciotti, l’allié de Marine Le Pen qui veut peser sans déloyauté
Capitalisation, économie, Ukraine… Avec sa ligne, le maire de Nice veut jouer les passeurs entre la droite et le RN. Mais comment peser dans une formation autant sous tension ? -
Corne d'abondanceEpargne : l'offensive des défenseurs du climat pour financer l'adaptation écologique
Comment financer l’adaptation au changement climatique ? La ministre de l'écologie Monique Barbut propose d'utiliser le livret A ; l'association WWF France préférerait l'assurance-vie -
Think againSi la France innovait, sa croissance doublerait
Aux Etats-Unis, l’investissement « numérique », c’est-à-dire dans la recherche dans l’intelligence artificielle, dans les data centers et dans les logiciels et ordinateurs achetés par les clients, a représenté 0,7 point de la croissance en 2025. En France, cet effet d’entraînement de l’investissement numérique n’a été que de 0,1 point selon l’Insee. La croissance française devrait se limiter à 0,7 % cette année, selon les prévisionnistes. En clair, calculez. Si la France mettait autant de capital que l’Amérique dans l’innovation, sa recherche et ses équipements, sa croissance doublerait (0,7 % + 0,7 %).