L’espace est un thème inspirant pour VanEck. Après le VanEck Space Innovators UCITS ETF voici le VanEck Space ETF (Nasdaq : WARP) lancé uniquement aux Etats-Unis et dédié à l'économie spatiale.
Le fonds réplique l’indice MarketVector Space (MVWARP), construit autour des piliers de l'écosystème spatial commercial : communications par satellite, lanceurs et systèmes de propulsion, observation de la Terre et données, exploration spatiale et technologies associées. Les frais de gestion sont à 0,50%.
La signature méthodologique du fonds tient en une règle : l’indice exige que chaque entreprise tire au moins 50 % de ses revenus d’activités spatiales. Cette exigence « pure-play » distingue WARP des fonds qui agrègent des conglomérats aérospatiaux ou de défense à exposition spatiale diluée.
À l’ouverture, les principales positions sont Planet Labs, Viasat, EchoStar , Rocket Lab Corporation, et Iridium Communications. L’indice est pondéré par capitalisation flottante ajustée, plafonné par titre pour limiter le risque de concentration, et reconstitué chaque trimestre.
Une thèse adossée à quatre moteurs structurels
L’argumentaire commercial du fonds s’appuie sur une économie spatiale mondiale estimée à plus de 600 milliards de dollars, que les projections McKinsey portent à 1 800 milliards d’ici 2035, contre 630 milliards en 2023.
Quatre dynamiques sous-tendent cette trajectoire.
D’abord l’effondrement des coûts de lancement : la généralisation des fusées réutilisables, initiée par SpaceX et désormais relayée par Rocket Lab ou Blue Origin, a transformé l'économie de l’accès à l’orbite basse.
En effet, d’après la Nasa, la navette spatiale de la Nasa coûtait environ 1,5 milliard de dollars pour placer 27.500 kg en orbite terrestre basse (LEO), soit 54 500 $/kg. Le Falcon 9 de SpaceX annonce désormais un coût de 62 millions de dollars pour le lancement de 22.800 kg en LEO, soit 2.720 $/kg.
Pendant des décennies, les coûts des lancements spatiaux ont été très élevés, généralement autour de 20.000 $/kg. Ce coût élevé imposait, pour les missions habitées de longue durée, le recyclage de l’eau et de l’oxygène afin de réduire la masse logistique.
Grâce à ces nouveaux coûts de lancement réduits, le ravitaillement logistique direct serait moins coûteux que le recyclage pour les futures missions habitées, comme une base lunaire permanente, une mission sur Mars ou une future station spatiale en orbite terrestre basse.
En outre, l’espace s’intègre de plus en plus aux infrastructures qui sous-tendent la vie moderne. Il joue un rôle croissant dans les communications, la navigation, la logistique, la défense, la surveillance environnementale et la collecte de données d’entreprise.
C’est pourquoi la réduction des coûts de lancement est si importante.
Ensuite la demande en infrastructures satellitaires, alors qu’environ 2,2 milliards d’individus restent privés d’un internet haut débit fiable, créant un gisement de revenus récurrents pour les opérateurs de constellations.
Vient ensuite la géopolitique, qui confère à l’espace un caractère plus stratégique. Les investisseurs perçoivent de plus en plus l’espace comme un élément essentiel de la résilience en matière de défense, du renseignement et de la sécurité des communications. De ce fait, l’espace passe d’un projet utopique à un enjeu d’infrastructure soutenu par la demande des gouvernements et des entreprises.
Par exemple, à l'échelle mondiale, l’extraction des ressources devrait générer des centaines de milliards de dollars, voire davantage. Selon la Nasa, la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter renferme à elle seule des minéraux d’une valeur d’environ 700 quintillions de dollars, soit un peu moins de 100 milliards de dollars par habitant sur Terre.
Enfin l’IA appliquée aux données géospatiales, dont l’analyse en temps réel d’imagerie satellitaire ouvre des marchés adjacents (assurance, climat, agriculture de précision, renseignement) pour les acteurs centrés sur la donnée comme Planet Labs.
Le « cas SpaceX » en filigrane
L’essor récent des valorisations dans le segment doit beaucoup à la spéculation autour d’une éventuelle introduction en Bourse de SpaceX.
Aucun des ETF cotés ne peut détenir directement le titre tant qu’il reste privé, mais la perspective d’une mise en Bourse, que les contrats Polymarket valorisent à une probabilité implicite supérieure à 70 % à fin juin 2026, agit comme un catalyseur diffus sur l’ensemble du secteur.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
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