L’inflation britannique a fortement ralenti en octobre
L’inflation a nettement ralenti au Royaume-Uni en octobre, s'établissant à 4,6% sur un an après 6,7% en septembre, selon les données publiées mercredi par l’Office national de la statistique (ONS).
Les économistes interrogés par le Wall Street Journal (WSJ) tablaient sur un ralentissement de l’inflation globale à 4,7% en octobre sur un an. L’inflation outre-Manche avait atteint 11,1% sur un an en octobre 2022, son plus haut niveau depuis 1981.
Sur un mois, les prix à la consommation sont restés stables en octobre, après avoir augmenté de 0,5% en septembre. Les économistes interrogés par le WSJ tablaient sur une progression de 0,1%.
L’inflation de base, qui exclut les catégories volatiles de l’alimentation, de l'énergie, de l’alcool et du tabac, est ressortie à 5,7% sur un an, contre 6,1% en septembre. Les économistes interrogés par le WSJ anticipaient une inflation de base à 5,8% sur un an en octobre.
A lire aussi : L’accalmie de l’inflation américaine réveille les marchés
Pas de surprise en France
En France, la hausse des prix a ralenti à 4% sur un an en octobre, après 4,9% en septembre, selon les données définitives sur les prix à la consommation publiées mercredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), qui confirme ainsi son estimation initiale.
«Cette baisse de l’inflation résulte du fort ralentissement sur un an des prix de l'énergie (+5,2% après +11,9%) et de la poursuite du ralentissement des prix de l’alimentation (+7,8% après +9,7%) et des produits manufacturés (+2,2% après +2,8%)», a indiqué l’Insee dans un communiqué.
L’indice des prix à la consommation harmonisé, qui permet les comparaisons entre pays de l’Union européenne, a augmenté de 4,5% sur un an en octobre, après 5,7% en septembre. Sur un mois, l’indice a progressé de 0,2% en octobre, après avoir reculé de 0,6% en septembre. Ces chiffres sont conformes à l’estimation initiale de l’Insee.
Plus d'articles du même thème
-
La banque centrale indienne relève son taux pour la première fois depuis 2023
En relevant de 25 points de base son taux, la Reserve Bank of India entend répondre à l’inflation qui a dépassé son objectif de 4% pour le troisième mois consécutif. La croissance, elle, devrait être plus dynamique que prévu, dépassant les 7%. -
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès. -
La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
Les conditions pour que la Banque centrale européenne utilise son outil anti-fragmentation ne semblent pas encore réunies. Lorsque cet instrument a été créé en juillet 2022, le spread entre les taux à 10 ans italien et allemand (BTP-Bund) avoisinait les 250 points de base, un niveau supérieur à l’écart actuel de 150 points de base entre la France et l’Allemagne.
ETF à la Une
T. Rowe Price entre sur le marché européen des ETF actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- Schneider Electric rachète l'américain PTC pour 20 milliards d'euros
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- La France ne peut pas encore miser sur une intervention de la BCE
- Schneider Electric indispose les investisseurs en ciblant l’américain PTC
Contenu de nos partenaires
-
Aveu d'échecBlocages des facs : à l'Université, le tabou de la sélection et des droits d’inscription
Dégradations sur les campus, échec massif en licence, budgets sous pression : les revendications syndicales relancent le débat sur l'écrémage, la réussite et le financement de l’université. -
Sur le poteauCommerce : Bruxelles et Pékin tentent de faire redescendre la pression, mais pour combien de temps ?
Le commissaire européen au Commerce est revenu satisfait d’une séance de négociations en Chine. Les gouvernements des Vingt-Sept doivent encore se prononcer sur ces avancées. -
Choix publicsBanque de France, Insee, argumentation… Face aux populistes, le réveil des raisonnables
« Le populisme est attractif par son déclinisme et par les rêves qu’il agite. Si les débats reviennent sur terre, aux vrais chiffres, aux vrais faits, aux vrais défis, les promesses magiques s’évanouissent et perdent tout leur attrait »