Le président de la Chambre des représentants Kevin McCarthy a été destitué
La Chambre des représentants a voté mardi pour destituer son président («speaker»), le républicain Kevin McCarthy, alors que les divisions qui existent au sein de son parti ont plongé un peu plus le Congrès américain dans le chaos, quelques jours seulement après qu’un accord a été conclu in extremis pour éviter une fermeture partielle des administrations fédérales («shutdown»).
C’est la première fois de l’histoire que la chambre basse du Congrès américain prend une telle décision, à l’issue d’un vote à 216 voix contre 210 initié par un petit groupe d'élus issus de la frange la plus conservatrice du Parti républicain.
Huit élus républicains, de même que 208 représentants démocrates, ont voté en faveur de la destitution de Kevin McCarthy, fragilisé notamment par la majorité étroite dont dispose son parti à la Chambre (221 sièges contre 212).
Kevin McCarthy a déclaré aux journalistes qu’il n’avait pas l’intention de se représenter au poste de «speaker».
Calendrier serré
La Chambre des représentants devrait rester sans président pendant au moins une semaine, alors que plusieurs républicains ont dit qu’ils prévoyaient une réunion le 10 octobre pour discuter des possibles successeurs à Kevin McCarthy, et qu’un vote interviendrait le 11 octobre.
Il s’agit du dernier feuilleton en date à la Chambre des représentants, contrôlée de peu par les républicains, après des divisions ayant dangereusement approché les Etats-Unis d’un défaut de paiement sur leur dette.
Les travaux de la Chambre se voient interrompus par la destitution de Kevin McCarthy, alors que le projet de loi permettant d’éviter un «shutdown» adopté samedi au Congrès ne prévoit le financement des administrations fédérales américaines que jusqu’au 17 novembre.
La Maison blanche a indiqué qu’elle espérait que la Chambre des représentants trouverait rapidement un successeur à Kevin McCarthy.
(Avec Reuters)
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