Vers 13 heures, le CAC 40 et le SBF 120, à Paris, s’appréciaient de 0,9% et 0,9% respectivement. Le DAX 30, à Francfort, recule en revanche de 1,32%, tandis que le FTSE 100, à Londres, avançait de 0,7%.
En Asie, les marchés ont de nouveau terminé en hausse mercredi. Le Nikkei a bondi de 8% à Tokyo. L’indice Hang Seng, à Hong Kong, a gagné 3,8% et le Shanghai Composite s’est apprécié de 2,2%.
Les élus du Congrès américain et l’administration Trump ont conclu dans la nuit de mardi à mercredi un accord préliminaire sur un plan de relance d’un montant estimé à 2.000 milliards de dollars. Les mesures sur lesquelles républicains et démocrates se sont entendus devraient être votées dans la journée et mises en place rapidement. «Elles représentent presque 10% du produit intérieur brut (PIB) et environ 8,7% de la dette des Etats-Unis», souligne Vincent Boy, analyste chez IG.
Parallèlement, le président des Etats-Unis, Donald Trump a déclaré espérer pouvoir lever les mesures de confinement en place dans le pays dans un peu plus de deux semaines, pour Pâques. Lors d’une conférence de presse, il a déclaré que Pâques, qui tombe le 12 avril cette année, serait une «belle échéance» pour la fin des mesures de distanciation sociale.
«Déni» présidentiel
«A court terme, les marchés pourraient continuer de se maintenir grâce aux mesures de soutien de la Réserve fédérale (Fed) et de l’administration américaine, mais étant donné le déni du président américain face à la crise sanitaire, nous ne voyons pas de rebond durable», prévient Vincent Boy.
Le plan américain doit soutenir l'économie par le biais d’une injection massive de liquidités, dont 500 milliards de dollars pour soutenir les entreprises industrielles les plus affectées via des prêts, et également 500 milliards de dollars pour les aides directes aux citoyens, qui pourront aller jusqu'à 3.000 dollars par foyer.
S’ajoutent 350 milliards de dollars pour les prêts aux PME, 250 milliards de dollars pour les mesures d’aides aux chômeurs, 100 milliards de dollars pour les hôpitaux et le système de santé, ainsi que des fonds supplémentaires pour les autres besoins de santé, et près de 150 milliards de dollars pour aider les Etats et les autorités locales à combattre l'épidémie.
La croissance des moteurs que sont l’investissement et la consommation reste soutenue. Sans relancer l’inflation sous-jacente en juin, au vu des indices liés aux dépenses PCE également publiés jeudi. De quoi faire patienter les marchés et envisager un nouveau statu quo de la Fed en septembre.
Le président de la Fed a échoué le 29 juillet à rendre crédible sa posture de «faucon», comme le montrent les réactions de marché à la suite de sa conférence de presse. Sa stratégie de communication devra évoluer.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
L’entreprise américaine a réalisé le plus grand bond de valorisation boursière de l’Histoire en une seule séance après l’annonce de ses résultats cette semaine.
L'ancien préfet est un proche de longue date du candidat LR à la présidentielle dont il était le chef de cabinet à l'Intérieur. Bruno Retailleau plafonne pour l'instant à moins de 10 % dans les intentions de vote