Les Etats-Unis trouvent un accord sur un plan d’aide de 2.000 milliards de dollars
L’administration américaine et les sénateurs sont parvenus dans la nuit de mardi à mercredi à un compromis sur un plan de soutien à l'économie américaine de 2.000 milliards de dollars (1.842 milliards d’euros) face à la pandémie de coronavirus, a annoncé tôt mercredi le conseiller à la Maison blanche Eric Ueland.
« Après des jours de discussions intenses, le Sénat est parvenu à un accord entre les deux partis (démocrate et républicain, ndlr) sur un plan historique de soutien face à cette pandémie. Nous approuverons ce texte plus tard aujourd’hui », a déclaré le sénateur républicain Mitch McConnell dans l’hémicycle.
L’heure du vote n’a pas encore été fixée mercredi. Ce plan devra ensuite être adopté par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avant d'être promulgué par le président américain, Donald Trump.
Ces mesures répondent à « quatre priorités », a souligné Mitch McConnell.
« Elles fourniront rapidement une aide financière aux Américains, à travers des chèques versés directement aux ménages de la classe moyenne jusqu’aux » foyers aux revenus moins élevés, ainsi qu’en renforçant les indemnités chômage.
Ce point était l’une des demandes clé des démocrates. Chuck Schumer s’est réjoui que les salariés mais aussi les travailleurs indépendants mis au chômage reçoivent « en moyenne leur salaire entier pendant quatre mois ».
Le plan « permettra aussi de consolider nos bases économiques et stabiliser des secteurs clé nationaux pour empêcher autant de licenciements que possible, tout en obligeant les grandes entreprises à rendre des comptes », a-t-il ajouté.
« Et, bien entendu, il fournira une aide majeure aux hôpitaux et centres médicaux, investira dans de nouveaux traitements et vaccins pour que nous puissions vaincre ce virus plus vite et envoyer plus d'équipements et de masques aux héros sur le front, qui se mettent en danger pour prendre soin de leurs patients », a poursuivi Mitch McConnell.
L’annonce de ce plan, qui été espété, a été salué par une hausse de 8% de l’indice Nikkei 225, l’indice de la Bourse de Tokyo enregistrant ainsi sa plus forte hausse en pourcentage depuis octobre 2008. Wall Street et les marchés européens avaient également fortement progressé mardi en anticipation de cet accord.
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