Flou sur son avenir, Mario Draghi fait monter les taux italiens
Le président du Conseil italien, Mario Draghi, a refusé, lundi soir lors de sa conférence de presse de rentrée, de répondre aux questions concernant son éventuelle candidature à la présidence de la République, dont le processus électoral sera ouvert au Parlement le 24 janvier.
Devant l’incertitude sur son avenir politique, et la probabilité croissante de sa candidature à la présidence alors que sa gestion de la crise sanitaire est de plus en plus critiquée – avec un décret sur l’obligation vaccinale des plus de 50 ans adopté le 5 janvier sans conférence de presse explicative -, les taux italiens à 10 ans ont bondi. Ils sont passés de 1,28% à près de 1,39% mardi à l’ouverture des cotations, soit un plus haut niveau depuis juin 2020, avant de redescendre à 1,36%.
Le Parlement se réunira à la fin du mois pour choisir un nouveau président, et Mario Draghi est considéré comme le principal candidat potentiel. Mais les investisseurs s’inquiètent de la stabilité politique de la coalition technique actuelle, si l’ancien président de la Banque centrale européenne (BCE) devait quitter son poste de Premier ministre pour assumer la présidence.
Cela pourrait entraîner des élections législatives anticipées : selon les derniers sondages publiés, si le Parti démocrate semble en légère progression autour de 22%, les deux partis d’extrême droite, Fratelli d’Italia et la Ligue, se maintiennent en position de force avec autour de 20% chacun.
Plus d'articles du même thème
-
L'Allemagne divise par deux ses prévisions de croissance à cause de la guerre en Iran
Le gouvernement allemand vise désormais une hausse du PIB limitée à 0,5% cette année et une inflation de 2,7%. L'Italie a également réduit ses propres prévisions. -
La France évalue le coût économique de la guerre en Iran à plus de 4 milliards d’euros
Le ministre de l’Economie et des Finances a réuni mardi plusieurs ministres avec le Comité d’alerte des finances publiques créé en avril 2025. Ce comité conclut que les recettes fiscales liées au carburant pourraient à peu près couvrir les aides déjà annoncées. Mais pas le coût économique total lié à la remontée de l’inflation, au ralentissement de la croissance et à la charge de la dette, évalué à 4,4 milliards d’euros. -
L’inflation britannique porte les premières traces du conflit au Moyen-Orient
L’indice des prix à la consommation britannique a progressé de 3,3% sur un an en mars, en raison de la flambée des prix des carburants, accélérant par rapport aux 3% enregistrés en février. Pas de quoi pousser la Banque d’Angleterre à agir dès avril, selon les économistes.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027