Donald Trump détend les marchés en annonçant des discussions avec l’Iran
Les investisseurs se prennent à croire à une accalmie au Moyen-Orient. Après avoir de nouveau débuté la semaine dans le dur, les marchés se sont subitement redressés lundi midi après que le président américain a fait état de discussions encourageantes avec les dirigeants iraniens tout en annonçant la suspension de certaines opérations militaires.
«Je suis heureux d’annoncer que les Etats-Unis et l’Iran ont eu, au cours des deux derniers jours, des conversations très positives et productives concernant une résolution complète et totale de nos hostilités au Moyen-Orient», a indiqué Donald Trump sur son réseau social Truth avant de considérer que «compte tenu de la teneur et du ton de ces conversations approfondies, détaillées et constructives, qui se poursuivront tout au long de la semaine, j’ai donné l’ordre au Département de la Guerre de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et des discussions en cours».
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Encore des incertitudes
Le ministère des Affaires étrangères iranien a rapidement démenti tout dialogue avec les Etats-Unis tout en reconnaissant que des «pays de la région» avaient pris des initiatives pour apaiser les tensions. En parallèle, un correspondant d’Axios, Barak Ravid, a indiqué sur le réseau social X que «la Turquie, l'Égypte et le Pakistan» auraient «servi de relais entre les États-Unis et l’Iran ces deux derniers jours afin de favoriser la désescalade». Selon la source citée par Barak Ravid, «la médiation est en cours et progresse, les discussions portent sur la fin de la guerre et la résolution de tous les points de contentieux».
Quelques heures plus tard, Donald Trump a par ailleurs confirmé à des journalistes que des «discussions intenses», auxquelles ont participé son envoyé pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, ainsi que son proche conseiller et gendre, Jared Kushner, avaient eu lieu avec les Iraniens mais sans le nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei. Selon lui, les deux parties seraient «en passe de conclure véritablement un accord».
«Même s’il s’agit d’une inflexion très claire dans la tonalité des déclarations du président américain, il n’est pas certain qu’elles constituent le point de départ d’un nouveau rallye sur les marchés actions», a réagi Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marché chez IG France, qui estime que «pour alimenter ce scénario, il faudrait que les déclarations de l’Iran, mais également d’Israël, abondent dans ce sens, or ce n’est pas encore le cas».
Les actions grimpent et les taux refluent
Les marchés se sont malgré tout nettement détendus après ces informations. Lundi après-midi, le cours du pétrole Brent perdait 9%, à 98 dollars, et le WTI américain plongeait de 10%, à moins de 86 dollars. Le prix du gaz européen TTF reculait également de 9%, à 54 euros le mégawattheure (MWh).
Dans le sillage de cette chute, les marchés actions ont fortement rebondi. L’Euro Stoxx 50, qui perdait 1,9% en fin de matinée, a fini la séance en hausse de 1,33%. Le CAC 40 a gagné de son côté 0,8% et le DAX 1,22%. A Wall Street, le S&P 500 montait de 1,35% aux alentours de 19h (heure française).
Sur le marché des taux, le rendement souverain américain à dix ans perdait 6 points de base (pb) par rapport à vendredi soir, à 4,34%, tandis que le taux français a reculé de 7 pb, à 3,71%, et que l’allemand baissait de 8 pb, à 2,99%.
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