Bruxelles vise 2,7% de croissance pour la zone euro en 2022
La guerre en Ukraine et la flambée des prix de l’énergie qu’elle entraîne va peser sur la croissance de la zone euro. Lundi, la Commission européenne a revu à la baisse ses prévisions en conséquence. Elle table désormais sur une progression de 2,7% du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique en 2022, contre 4,0% prévus en février, peu avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Pour 2023, elle a abaissé sa prévision de croissance à 2,3% contre 2,7% auparavant.
L’inflation devrait de son côté atteindre 6,1% cette année d’après la Commission, un chiffre bien supérieur à l’objectif de 2,0% de la Banque centrale européenne (BCE) et bien plus élevé que sa précédente estimation, à 3,5%.
Baisse du déficit
Malgré les dépenses publiques destinées à amortir la flambée des prix de l'énergie et à venir en aide aux millions de réfugiés en provenance d’Ukraine, le déficit des finances publiques à l'échelle de l’UE devrait reculer à 3,6% du PIB cette année, contre 4,7% en 2021, avec le retrait des mesures de soutien liés à la crise du COVID-19. Au niveau de la zone euro, le déficit devrait être divisé par deux, à 3,7%, et il atteindrait 2,5% en 2023. Le taux d’endettement public s'établirait à 94,7% du PIB, contre 97,4% en 2021, puis à 92,7% en 2023
Le chômage est encore attendu en repli, à 7,3% en 2022 et 7% l’an prochain. Il était ressorti à 7,7% en 2021.
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