contraction de la croissance américaine
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L’inflation aux Etats-Unis a ralenti pour la première fois depuis huit mois en avril, sous l’effet d’une modération des prix de l'énergie, mais est restée plus élevée qu’anticipé par les investisseurs.
Les prix à la consommation ont augmenté de 8,3% sur un an en avril, après une hausse de 8,5% en mars, selon données publiées mercredi par le département du Travail. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un taux d’inflation de 8,1% seulement.
Sur un mois, les prix à la consommation ont crû de 0,3% en avril, en données corrigées des variations saisonnières, après une hausse de 1,2% en mars. Les économistes s’attendaient à une progression de 0,2%.
L’indice de base, qui exclut les prix de l’alimentation et de l'énergie, s’est inscrit en hausse de 6,2% sur un an, après avoir enregistré une progression de 6,5% en mars, la plus forte depuis août 1982. Sur un mois, l’indice a en revanche augmenté de 0,6%, ce qui marque une nette accélération par rapport à la croissance de 0,3% affichée en mars. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur une augmentation de l’indice de base de 6% sur un an et de 0,4% sur un mois.
Choc de confiance
«La variation mensuelle est vraiment surprenante, personne ne l’attendait, ce qui a sapé la confiance des opérateurs», note Naeem Aslam, analyste chez Avatrade. Après ces données, les investisseurs parient que la Réserve fédérale (Fed) augmentera ses taux d’intérêt beaucoup «plus vite que prévu», ajoute l’analyste. «Au regard de ces chiffres, il apparaît que la Fed ne sera pas la seule à devoir faire des efforts pour juguler l’inflation, mais que l’administration Biden devra aussi agir davantage», ajoute Naeem Aslam. «Nous avons à présent besoin de mesures énergiques pour contenir l’inflation, sinon la stagflation s’imposera», conclut l’analyste.
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