«La flexibilité concernant le moment, le lieu et les modalités de travail – ou l’absence d’une telle flexibilité – constitue un facteur potentiellement important dans les décisions de fécondité. Les emplois permettant le télétravail offrent généralement plus de souplesse à cet égard, ce qui facilite pour les parents la conciliation entre l'éducation des enfants et l’emploi, et pourrait favoriser une hausse de la fécondité», estiment les auteurs en introduction.
Après l’étude de données portant sur près de 40 pays, ils estiment que «l’indice synthétique de fécondité estimé est supérieur de 0,32 enfant par femme lorsque les deux partenaires pratiquent le télétravail un ou plusieurs jours par semaine, par rapport au cas où aucun des deux ne le fait». L’impact est même de 0,45 enfant aux Etats-Unis.
Les auteurs estiment ainsi que le télétravail est «à l’origine de 8,1% de la fécondité aux Etats-Unis, soit environ 291.000 naissances par an en 2024». Son impact serait supérieur à celui des dépenses publiques consacrées aux soins et à l'éducation de la petite enfance aux Etats-Unis en ce qui concerne la fécondité.
Un résultat significatif qui pousse à la réflexion à l’heure où de plus en plus d’entreprises, et notamment de banques, remettent en cause leur politique de télétravail.
Alors que l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail est pointée du doigt comme une des causes de la baisse de la natalité et que les discours réactionnaires masculinistes percent de plus en plus auprès des jeunes hommes, maintenir le cap en matière d’équilibre vie personnelle/vie professionnelle apparaît plus que jamais d’actualité.
Un sujet qui concerne aussi bien les femmes que les hommes. L’étude de Stanford calcule que l’impact sur la fécondité est ramené à seulement 0,2 enfant si seule la femme télétravaille.
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