L’AMF va se doter d’un plan pour renforcer l’investissement des femmes
Le plan d’action «femmes et investissement» sera déployé après une étude menée dès septembre 2026 par l’institution pour comprendre plus précisément les ressorts de la sous-représentation des femmes parmi les investisseurs en Bourse.
En 2025, seules 24 % des femmes déclaraient investir en Bourse, contre 45 % des hommes.
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L’Autorité des marchés financiers (AMF) veut agir contre les inégalités hommes-femmes dans l’investissement en Bourse. A l’occasion du comité stratégique d’éducation financière qui s’est tenu le 6 mai, l’institution a annoncé le déploiement d’un plan d’action «femmes et investissement».
Ce plan se fondera sur une étude devant être lancée en septembre 2026 pour «identifier plus finement les freins à l’investissement des femmes et les leviers éventuels», indique le gendarme boursier dans un communiqué. Les résultats de cette étude permettront de définir une stratégie d’éducation financière dédiée, qui doit, elle, être mise en œuvre en 2027.
L’AMF prévoit également de créer, avant ces échéances, un espace dédié aux femmes et à l’investissement dans la rubrique « Epargnants » de son site internet.
Le sous-investissement des femmes, un manque à gagner pour l'économie
En 2025, d’après les études et sondages de l’AMF, seules 24% des femmes déclaraient investir en Bourse, contre 45% des hommes. Parmi les investisseurs ayant réalisé au moins une opération à l’achat ou à la vente, la part des femmes a même reculé ces dernières années, passant de 30% en 2022 à 25% en 2024. Cette sous-représentation constitue «un enjeu majeur pour l’autonomie financière des femmes et un manque à gagner pour l’économie», souligne Marie-Anne Barbat-Layani, présidente de l’AMF, citée dans le communiqué de l’institution.
Si les causes du sous-investissement des femmes s’expliquent en partie par des niveaux de revenus et de patrimoine plus faibles en moyenne, les femmes interrogées par l’AMF invoquent également des connaissances insuffisantes concernant l’épargne et les placements. Alors qu’un homme sur deux estime «s’y connaître» en la matière, c’est le cas de moins d’une femme sur trois. Dans les faits, «leurs niveaux réels de compétences financières ne sont pas si différents», rappelle pourtant l’AMF.
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