Surendettement : le nombre de dossiers augmente
L’effet de la crise commence à se faire sentir sur les ménages et leur capacité de remboursement. Le surendettement, globalement en baisse continue depuis une décennie, est reparti à la hausse en ce début d’année 2023. Les dossiers déposés ont augmenté de 6% au cours des trois premiers mois de l’année par rapport à la même époque en 2022, selon le baromètre mensuel de l’inclusion financière de la Banque de France.
Si le nombre de dossiers (12.117 sur le seul mois de mars et 31.272 sur les trois mois cumulés) augmente plus vite que l’an dernier, la tendance reste toutefois inférieure aux trajectoires constatées en 2019 et 2021.
Davantage d’incidents de remboursement
Un autre indicateur invite toutefois à rester vigilant : le nombre de personnes inscrites au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) augmente lui aussi, de 13% sur le seul mois de mars et de 20% sur l’ensemble du trimestre. A fin mars 2023, 215.601 personnes ont été inscrites sur le FICP. Supérieure au niveau enregistré en 2021 et 2022, la tendance est en train de dépasser celle de 2019.
De quoi inciter les banques à la prudence pour maîtriser leur coût du risque. Le FICP est de plus en plus consulté dans le cadre d’octroi de crédits à la consommation (+14% sur le trimestre). Face à un marché secoué par la remontée des taux, sur lequel les banques sont forcées de se montrer plus sélectives, cet indicateur a valeur d’alerte.
A lire aussi : Avis de tempête sur le crédit à la consommation
Plus d'articles du même thème
-
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises. -
Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
Dans cette tribune, Stéphane Marchal et Jérémy Gandiol, respectivement partner et senior manager chez Julhiet Sterwen, montrent que le coefficient d'exploitation des banques, mesurant leurs coûts rapportés aux revenus, ne peut être lu comme une mesure pure de l’efficacité opérationnelle.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement