JPMorgan chute en Bourse après des propos sur les rachats d’actions et sur la succession de Jamie Dimon
A Wall Street, l’action JPMorgan a clôturé en baisse de 4,5% lundi après que le directeur général de la banque, Jamie Dimon, a déclaré, lors d’une journée investisseurs à New York, que le groupe ferait preuve de retenue en matière de rachat d’actions et qu’il ne voyait plus de délai de cinq ans pour sa propre succession.
Agé de 68 ans, il est à la tête de la banque depuis plus de 18 ans, dépassant ainsi de nombreux autres dirigeants du secteur. Les années précédentes, il avait répondu aux questions sur la succession en disant qu’il resterait cinq ans de plus.
Lundi, il a cité une liste de cadres supérieurs de JPMorgan ayant une connaissance approfondie de ses principales activités et susceptibles de prendre la relève. «Nous sommes sur la bonne voie, nous déplaçons des gens», a déclaré Jamie Dimon. «Le calendrier n’est plus de cinq ans».
Quatre noms
Le conseil d’administration de JPMorgan a récemment désigné Jennifer Piepszak et Troy Rohrbaugh, codirecteurs généraux de la banque commerciale et de la banque d’investissement, comme candidats au poste de directeur général. Marianne Lake, directrice générale de la banque de détail et de proximité, et Mary Erdoes, DG de la gestion d’actifs et de patrimoine, sont également en lice.
Plusieurs cadres ayant travaillé sous la direction de Jamie Dimon ont ensuite dirigé d’autres grandes institutions financières, ce qui fait de ses plans de succession un sujet de spéculation de longue date.
«Nous attribuons la baisse (du titre) à un manque d’intérêt pour le rachat d’actions aux prix actuels et à un délai plus court pour la transition du directeur général», a écrit David George, analyste chez Robert W. Baird, dans une note. L’action de JPMorgan avait clôturé à un niveau record vendredi, après avoir augmenté de près de 15% cette année. Jamie Dimon a déclaré que ce prix élevé découragerait les rachats d’actions.
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En ce qui concerne les perspectives économiques, il s’est déclaré «prudemment pessimiste», citant les tensions géopolitiques et l’inflation persistante.
Malgré ces inquiétudes, la plus grande banque américaine a revu à la hausse ses prévisions de revenus nets d’intérêts. Cet indicateur, qui correspond à la différence entre ce que la banque gagne sur les prêts et ce qu’elle verse sur les dépôts, devrait s'élever à 91 milliards de dollars cette année, si l’on exclut sa division «marchés». Ce chiffre est supérieur aux prévisions d’avril, qui étaient de 89 milliards de dollars.
Les perspectives précédentes de JPMorgan avaient déçu les analystes qui s’attendaient à des bénéfices plus importants du fait de l’augmentation des coûts d’emprunt.
(Avec Reuters)
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