Le PDG de JPMorgan a vendu pour 125 millions de dollars d’actions
Jamie Dimon s’est séparé de plus de 680.000 titres de la banque américaine à environ 182,7 dollars l’unité et son épouse en a cédé 138.000. Le dirigeant devrait procéder à d’autres ventes d’ici à fin août.
Jamie Dimon est PDG de JPMorgan depuis 2005
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Ramin Talaie/Bloomberg
Ce n’est pas une surprise, mais la transaction n’en reste pas moins impressionnante. Pour la première fois depuis sa prise de fonction en 2005, l’emblématique PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, a cédé des actions de la plus grande banque américaine. Et pas qu’un peu.
Selon des documents du gendarme américain des marchés, la SEC, le dirigeant a vendu 683.000 titres au prix unitaire d’environ 182,73 dollars le 22 février, soit un total de 125 millions de dollars. Sa femme a également cédé 138.000 actions pour plus de 25 millions de dollars.
En octobre dernier, Jamie Dimon avait indiqué qu’il comptait vendre un million de titres. Selon un document de la SEC, ce programme de cession doit prendre fin le 23 août prochain.
1,4 milliard de dollars
Suite à ces transactions, le PDG détient encore, directement ou via des trusts, un peu plus de 7,1 millions d’actions et son épouse en possède près de 600.000, soit une valeur globale d’environ 1,4 milliard de dollars au cours actuel du titre JPMorgan.
D’autres dirigeants de JPMorgan ont également cédé des titres le 22 février. Le co-directeur général en charge de la banque commerciale et de la banque d’investissement, Troy Rohrbaugh, a vendu 75.000 actions pour environ 13,7 millions de dollars. Il en détient encore plus de 166.000. La directrice de l’information, Lori Beer, a vendu 3.920 titres et la conseillère générale, Stacey Friedman, un peu plus de 6.000.
Ces transactions ne semblaient pas affecter le cours de Bourse de JPMorgan, qui était stable dans les échanges avant l’ouverture de Wall Street vendredi matin.
Au titre de l’exercice 2023, dont la banque a dévoilé les résultats en janvier dernier, Jamie Dimon a vu sa rémunération augmenter de 4,3%, à 36 millions de dollars. C’est un peu moins que le salaire total de 36,5 millions d’euros dû au directeur général de Stellantis, Carlos Tavares, selon le rapport annuel dévoilé hier par le constructeur automobile. L’homme fort du groupe issu de la fusion entre PSA et Fiat possède toutefois beaucoup moins d’actions que son homologue chez JPMorgan. Ses 1,19 million de titres Stellantis seraient en outre valorisés «seulement» 29 millions d’euros au cours actuel.
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