Le PDG de JPMorgan a gagné 36 millions de dollars en 2023
La rémunération du PDG de JPMorgan Chase, Jamie Dimon, a grimpé d’environ 4,3% à 36 millions de dollars pour 2023, a annoncé la banque jeudi.
Le dirigeant de la plus grande banque américaine a été payé 34,5 millions de dollars pour 2022 et 2021 dans un contexte d’incertitude économique, de tensions géopolitiques et d’effets persistants de la pandémie de Covid-19. La rémunération de Jamie Dimon pour 2023 comprend un salaire de base de 1,5 million de dollars et un bonus de performance de 34,5 millions de dollars, dont 5 millions de dollars en espèces et 29,5 millions de dollars en actions.
«La rémunération annuelle pour 2023 reflète la bonne gestion de Jamie Dimon, avec une croissance dans tous ses secteurs d’activité leaders sur le marché, des résultats financiers record et un bilan de très solide», a déclaré le conseil d’administration de la banque dans le dépôt.
«En outre, l’entreprise a su guider et soutenir ses clients dans la tourmente des banques régionales et a mené à bien l’acquisition de First Republic», a ajouté la banque.
Ventes d’actions
L’année dernière, JPMorgan a réalisé le plus gros bénéfice annuel de son histoire. Après avoir acquis la First Republic Bank en mai, ses revenus nets d’intérêts - la différence entre ce que les banques gagnent sur les prêts et ce qu’elles payent sur les dépôts - ont atteint des niveaux records.
Âgé de 67 ans, le PDG dirige JPMorgan depuis 2005. Sa fortune est estimée à 1,7 milliard de dollars, selon Forbes. Jamie Dimon et sa famille ont l’intention de vendre 1 million de leurs 8,6 millions d’actions, avait déclaré la banque en octobre.
La décision de vendre des actions n’est pas liée à la succession à la tête de l’entreprise et Jamie Dimon n’a pas l’intention de vendre d’autres actions, mais il pourrait envisager de le faire à l’avenir, avait déclaré un porte-parole de la société à l'époque.
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
Une association regroupant plusieurs porteurs de CCI cotés vient d’entamer une campagne à destination des administrateurs des treize caisses régionales émettrices de ces titres cotés, jugés trop peu valorisés en Bourse. Elle espère les convaincre de l’intérêt d’un retrait de la cote. -
Deutsche Bank souffle le chaud et le froid
En dépit d’un résultat trimestriel au plus haut depuis 8 ans et meilleur qu’attendu, les investisseurs retiennent la hausse des provisions pour risques. L’action fléchit. -
Les banques du Golfe Persique émettent toujours plus de dettes
La banque dubaïote Emirates NBD Bank PJSC a réussi mardi une émission de dette subordonnée AT1 et rouvert ce marché « risqué » qui était fermé depuis le début de la guerre en Iran. Un marché en plein essor.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : Washington évoque un long blocus des ports iraniens, le pétrole à 125 dollars
Washington - Le pétrole a bondi à plus de 125 dollars le baril jeudi après que les Etats-Unis ont évoqué la perspective d’un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d’autant la pression sur l'économie mondiale deux mois après le début du conflit dans le Golfe. Après avoir atteint mercredi des niveaux sans précédent depuis mi-2022 et l’invasion russe de l’Ukraine, le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s’est encore envolé de 7% jeudi, atteignant vers 4H45 GMT 125,60 dollars. C’est le double de son cours avant l’attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l'économie mondiale. Si les armes se sont tues depuis un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, le détroit d’Ormuz, par lequel transitait naguère un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain. Cette nouvelle flambée intervient après qu’un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison Blanche envisageait de «poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire». «Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements», a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Au total, 42 bateaux ont été interceptés à ce jour alors qu’ils tentaient de «violer le blocus» et 41 tankers ne peuvent pas quitter l’Iran, selon l’amiral Brad Cooper, commandant américain pour le Moyen-Orient, qui a jugé le blocus «hautement efficace». Le marché pétrolier s’est encore emballé jeudi à la publication d’un article du média Axios affirmant que Donald Trump devait être briefé jeudi par l’armée sur de possibles nouvelles actions militaires contre l’Iran. «Désastre stratégique» Lors d’un entretien téléphonique, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les «conséquences dommageables» qu’aurait une nouvelle action militaire contre l’Iran, «non seulement pour l’Iran et ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale». «Les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n'émerge», ont relevé les experts du cabinet DNB, disant redouter une «impasse prolongée» alors que les pourparlers sont au point mort. Les Etats-Unis veulent «activer la pression économique et les divisions internes (...) pour nous affaiblir ou même nous faire nous effondrer de l’intérieur», a accusé le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit mercredi à une volée de bois vert lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit. «Catastrophe géopolitique», «désastre stratégique», «incompétence», «blessure auto-infligée», «bourbier» et autres mensonges... les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth. Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu'à présent, la justifiant par une question: «Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire?» «Pas d’espoir» Les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l’avènement de la République islamique en 1979. «L’idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n’avons pas non plus d’espoir quant à l’issue des négociations», confie a confié Ali, architecte téhéranais de 52 ans, joint par une journaliste de l’AFP à Paris. Si la trêve a été prolongée sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Les Iraniens «ont intérêt à devenir intelligents, et vite!», a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, le chef d'état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, a menacé de frapper le Hezbollah «au delà de la ligne jaune», qui délimite une zone contrôlée par ses troupes au sud du Liban, selon un communiqué militaire. Le président Joseph Aoun a appelé Israël à «pleinement mettre en oeuvre» le cessez-le-feu du 17 avril, avant toute négociation directe de paix entre les deux pays, dont il a dit attendre que les Etats-Unis fixent une date. Les opérations israéliennes au Liban ont fait plus de 2.500 morts et plus d’un million de déplacés depuis début mars, et 1,2 million de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire aiguë selon le Programme alimentaire mondial (PAM). les bureaux de l’AFP à Washington, Téhéran et Beyrouth © Agence France-Presse -
Action-réactionCéline Calvez (EPR) : « L’audiovisuel public sera une problématique incontournable de la prochaine présidentielle »
La députée macroniste, vice-présidente de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, revient sur le rapport de Charles Alloncle et dévoile la contribution que va déposer son groupe -
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner