HSBC bondit à un sommet historique en Bourse après ses comptes annuels
HSBC réjouit les investisseurs malgré une baisse de son profit net.
Pénalisé par 4,9 milliards de dollars de charges exceptionnelles, le bénéfice avant impôts de la plus grande banque d’Europe a en effet reculé de 7%, à 29,9 milliards de dollars l’an dernier, mais il est nettement supérieur aux attentes des analystes qui anticipaient 1 milliard de dollars de moins. Le groupe a en outre annoncé qu’il relevait son objectif de rentabilité des capitaux propres tangibles (ROTE), une mesure clé de la rentabilité bancaire, à «17% ou plus» d’ici 2028, contre un objectif de «15 % environ» (mid-teens) fixé pour la période triennale s’achevant en 2027. L’an dernier, ce taux est ressorti à 13,3%.
En réaction à ces annonces, le titre HSBC a bondi de près de 8% mercredi à la Bourse de Londres, établissant au passage un nouveau record historique à 1.394 pence.
Le directeur général, Georges Elhedery, a estimé dans un communiqué que la banque avait agi de manière décisive l’an dernier. «Nous devenons une banque plus simple, plus agile et plus ciblée, bâtie pour un monde qui change rapidement».
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Nombreuses charges
Les charges enregistrées l’an dernier comprennent une dépréciation de 2,1 milliards de dollars liée à sa participation dans la Bank of Communications de Chine, affectée par la dilution et le ralentissement prolongé du secteur immobilier chinois. Cela a entraîné une chute de 66% du bénéfice avant impôts de ses activités en Chine continentale, tombant à 1,1 milliard de dollars.
La banque a également enregistré des provisions juridiques d’une valeur de 1,4 milliard de dollars, ainsi que 1 milliard de dollars de coûts de restructuration et frais connexes.
Georges Elhedery a transformé la banque depuis sa prise de fonction il y a un an et demi en réorganisant les divisions opérationnelles selon un axe Est-Ouest, en se séparant des unités de banque d’investissement de taille critique insuffisante aux États-Unis et en Europe, et en réduisant les effectifs de la direction.
Au total, la banque a initié 11 sorties de diverses activités à travers le monde l’an dernier. Ces efforts ont permis à l’action cotée à Londres de bondir de 50% en 2025, et elle a encore progressé de 10% depuis le début de l’année, portant la capitalisation boursière de la banque à environ 300 milliards de dollars.
Synergies avec Hang Seng Bank
HSBC a retiré sa filiale Hang Seng Bank de la cote l’an dernier lors d’une transaction de 13,7 milliards de dollars. Le groupe a indiqué mercredi que la combinaison de leurs opérations bancaires viserait 900 millions de dollars de synergies de revenus et de coûts avant impôts d’ici la fin de 2028, bien qu’il faille prévoir environ 600 millions de dollars de coûts de restructuration.
La banque a également annoncé le versement d’un dividende final de 45 cents par action, s’ajoutant aux 30 cents accordés plus tôt dans l’année. Ce montant est toutefois inférieur aux 87 cents versés au total pour 2024. Les rachats d’actions demeurent également suspendus «comme prévu, le temps que la banque reconstruise sa rentabilité pour atteindre la fourchette cible de 14 à 14,5% suite à l’acquisition de Hang Seng», note les analystes d’UBS.
Georges Elhedery a perçu une rémunération totale de 6,6 millions de livres (7,6 millions d’euros) en 2025, en hausse de 18% par rapport à l’année précédente.
Les analystes de Jefferies ont indiqué que les investisseurs accueilleraient probablement favorablement ces résultats solides, mais pourraient s’interroger sur la prévision d’une hausse des coûts de seulement 1% pour 2026, compte tenu de l’environnement concurrentiel et de la nécessité d’investir dans les technologies d’intelligence artificielle.
(Avec Reuters)
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